Nouveautés Littérature et Sciences Humaines

Les ouvrages notés "à paraitre" sont réservables pour le jour de leur sortie

  • la félicité du loup Nouv.

    Fausto a quarante ans, Silvia en a vingt-sept. Il est écrivain, elle est artiste-peintre. Tous deux sont à la recherche d'un ailleurs, où qu'il soit. Alors que l'hiver s'installe sur la petite station de ski de Fontana Fredda, au coeur du val d'Aoste, ils se rencontrent dans le restaurant d'altitude Le Festin de Babette. Fausto fait office de cuisinier, Silvia, de serveuse. Ils se rapprochent doucement, s'abandonnant petit à petit au corps de l'autre, sans rien se promettre pour autant. Alors qu'arrive le printemps et que la neige commence à fondre, Silvia quitte Fontana Fredda pour aller toujours plus haut, vers le glacier Felik, tandis que Fausto doit redescendre en ville rassembler les morceaux de sa vie antérieure et finaliser son divorce. Mais le désir de montagne, l'amitié des hommes et des femmes qui l'habitent et le souvenir de Silvia sont trop forts pour qu'il résiste longtemps à leur appel.

    Après le succès mondial des Huit Montagnes, Paolo Cognetti revient sur ses sommets bien-aimés avec un éblouissant roman d'amour, véritable ode à la montagne tour à tour apaisante, dangereuse, imprévisible et puissante.

  • l'étrangère Nouv.

    l'étrangère

    Claudia Durastanti

    A-t-on une langue maternelle quand on naît de parents sourds ?
    Celle de Claudia Durastanti est l'italien, celui d'un village de la Basilicate, où l'on compte plus de têtes de bétails que d'humains.
    Ou peut-être est-ce l'anglais, celui de Brooklyn des années 1980, celui des immigrés italiens ? Ou est-ce le son du sang de sa mère, son tempo, ses vibrations ?
    À jamais étrangère, Claudia Durastanti vient d'une famille protéiforme, où chacun parle de manière différente. Ses parents sont tous deux sourds, et chacun aime à raconter qu'il a sauvé l'autre de la mort le jour de leur rencontre. Elle naît et grandit aux États-Unis avec une partie de sa famille, avant d'arriver en Italie à l'âge de sept ans, comme « une immigrée à l'envers qui quitte le futur pour se désintégrer dans le passé ».
    Sa vie sera faite de ces va-et-vient, de ces enracinements approximatifs sur des territoires où il lui faut apprendre à vivre.
    De son plus grand obstacle, le langage, elle fait son cheval de Troie. De l'italien à la syntaxe peu orthodoxe de sa famille à l'anglais expérimental de ses cousins immigrés, la jeune Claudia grandit dans une langue qui lui est propre, une langue éclatée, fragmentée, qui résume à elle seule les multiples facettes de sa personnalité.
    Devenue traductrice, puis auteure, elle développe avec L'Étrangère une carte géographique et sentimentale de l'histoire de sa famille. Organisé en chapitres courts à la manière des prédictions d'un horoscope, (Famille, Amour, Santé, Voyages, Travail, Argent) son roman conjugue la puissance d'évocation et la réflexion, dessinant la vie de sa famille élargie, et son propre chemin. Ce faisant, elle signe un livre universel, qui parvient à raconter une multitude de vies, par le prisme de leurs voix et de leurs territoires.

  • Elles s'appellent Paula, Judith, Brida, Malika et Jorinde. Elles veulent tout, ont obtenu beaucoup, mais continuent de s'interroger sur des questions cruciales. Les rapports de force entre les sexes, la place de l'enfant et du travail, l'héritage familial, la fragilité de l'amour. La liberté qu'elles assument et revendiquent cache une autre forme de contrainte : elle oblige à choisir.
    D'une écriture élégante et précise, Daniela Krien explore les sentiments, les contradictions, les désirs de cinq femmes dont les parcours se croisent subtilement. Une justesse de ton, un regard aigu et une impressionnante finesse d'analyse font de ce roman, véritable phénomène en Allemagne, une radiographie captivante de la femme moderne dans une société en plein bouleversement.

  • Mortepeau Nouv.

    Récit de la chute et de la décadence d'une famille, Mortepeau est un conte noir. Lucas, un jeune homme, s'adresse à son père décédé et enterré dans le jardin familial. Autrefois, il était luxuriant et entretenu par Josephina, sa mère passionnée de botanique. Dorénavant, il n'est plus que mauvaises herbes et désolation. Si la famille en est arrivée là, c'est à cause de deux hommes mystérieux invités dans la maison, bouleversant son équilibre et la précipitant vers sa fin.
    Avec Mortepeau, Natalia García Freire nous offre un premier roman gothique qui n'est pas sans rappeler Shirley Jackson ou Daphné du Maurier. Elle y sonde de sombres dynamiques de pouvoir dans une langue envoûtante, proche de la prose poétique - dans un univers qui n'appartient qu'à elle.

  • « J'avais beau tenter de résister, cette femme sur son île s'était insinuée dans ma plume, dans tous mes gestes, et c'est ainsi que fonctionnait ma vie. ».
    Hybride entre roman, enquête historique et essai, La Femme ourse raconte un moment décisif de la vie de deux femmes, séparées par près de cinq siècles.
    La première est Marguerite de la Rocque, une jeune femme française ayant embarqué pour un bateau en direction du Nouveau Monde en 1541. Pendant la traversée, on découvre qu'elle est enceinte. Elle sera laissée sur une île déserte de l'Atlantique Nord, avec une servante et le père supposé de l'enfant. Après la mort de ses deux compagnons et du nourrisson, Marguerite survivra deux ans sur cette île, d'où elle sera secourue par des marins. Les récits de sa survie faits par Marguerite de Navarre ou André Thevet au xvie siècle, relatent qu'elle fût trouvée vêtue seulement d'une peau d'ours.
    La narratrice du roman, une journaliste et écrivaine suédoise (miroir de l'auteure), raconte un long hiver nordique alors qu'elle est mère de trois jeunes enfants. Alors qu'elle lutte pour trouver l'espace mental et physique nécessaire pour se consacrer à l'écriture, elle entend parler de l'histoire de Marguerite de la Rocque. Très vite, son intérêt tourne à l'obsession, et elle entreprend de raconter cet événement dans un roman. Mettant ses pas dans ceux de Marguerite, elle utilise l'écriture pour se réapproprier la solitude, la craignant et l'enviant à la fois. L'histoire de Marguerite comprend ses peurs les plus primales, comme la mort d'un enfant, la solitude, la vulnérabilité de sa condition ; et ses questions les plus grandes : quelle place peut-on arracher pour la création quand on est femme et quand on est mère ? Jusqu'où peut se nicher notre besoin de solitude ? Où est la vérité d'une histoire quand elle est racontée par d'autres et qui a le droit de la raconter ?
    Dans une prose raffinée, Karolina Ramqvist livre avec La Femme ourse une vision à la fois très crue et une allégorie poétique de la maternité et de l'écriture. Son alliance entre nature writing, essai sur l'écriture et roman féministe se lit comme une échappée belle.

  • Bien qu'il s'agisse d'une histoire à part entière, nous retrouvons Winona Cole, la jeune orpheline indienne lakota du roman Des jours sans fin, et sa vie dans la petite ville de Paris, Tennessee, quelques années après la guerre de Sécession.
    Winona grandit au sein d'un foyer peu ordinaire, dans une ferme à l'ouest du Tennessee, élevée par John Cole, son père adoptif, et son compagnon d'armes, Thomas McNulty. Cette drôle de petite famille tente de joindre les deux bouts dans la ferme de Lige Magan avec l'aide de deux esclaves affranchis, Tennyson Bouguereau et sa soeur Rosalee. Ils s'efforcent de garder à distance la brutalité du monde et leurs souvenirs du passé. Mais l'État du Tennessee est toujours déchiré par le cruel héritage de la guerre civile, et quand Winona puis Tennyson sont violemment attaqués par des inconnus, le colonel Purton décide de rassembler la population pour les disperser.
    Magnifiquement écrit, vibrant de l'esprit impérieux d'une jeune fille au seuil de l'âge adulte, Des milliers de lunes est un roman sur l'identité et la mémoire, une sublime histoire d'amour et de rédemption.

  • En 2013, Jérôme Chantreau, alors professeur de français et de latin, apprend la mort d'un ancien élève, Bélhazar Jaouen, à l'âge de 18 ans, lors d'une mystérieuse interpellation de police.
    Bouleversé par cette tragédie, mais aussi par le souvenir de cet adolescent à l'intelligence et à la sensibilité hors norme, Jérôme Chantreau consacrera trois années à mener l'enquête sur les étranges circonstances de la mort de cet adolescent. Il dresse le portrait d'un être rare et sublime, capable de révéler à chacun le meilleur de lui-même tout en incarnant la puissance de l'imaginaire et de la création artistique.
    Fantastique artiste plasticien dès son plus jeune âge, l'adolescent aux allures de poète rimbaldien a laissé derrière lui un jeu de piste digne d'Alice au Pays des merveilles.

  • Nous sommes en France, à la fin des années 1990. Dans une ville de banlieue pavillonnaire, une adolescente regarde passer les trains qui filent vers la capitale. Elle a des projets plein la tête : partir, devenir hôtesse de l'air ou avocate et surtout, plus urgent, s'acheter des vêtements de marque. Mais comment faire quand on n'a pas assez d'argent de poche et que la vie dont on rêvait se révèle être un champ de cactus??
    Pour le moment, sa famille vacille et ses repères sont chamboulés. En très peu de temps, sans renoncer à ses désirs, elle devra tout apprendre : comment classer ses pensées, tenir tête à ses copines, assumer des responsabilités trop grandes pour elle et vivre ses premières expériences sexuelles.
    Si l'adolescence est une ligne de crête menant à l'âge adulte, l'attachante héroïne de Grande Couronne s'y tient en équilibriste, oscillant entre le trivial et le terrible. Mais elle a une arme : une vision au laser grâce à laquelle elle dresse un tableau de son époque et de ses émotions aussi drolatique qu'impitoyable.

  • la patience du serpent Nouv.

    Christelle et Greg ont choisi la vie nomade. Ils ont la trentaine et sillonnent le monde en minibus avec leurs deux petits garçons. Amateurs de surf, ils s'installent la` ou`se trouvent les meilleurs spots et vivent de petits boulots. Le vent les mène jusqu'à San Tiburcio, sur la côte mexicaine, Greg s'y sent vivant lorsqu'il danse sur la crête des vagues. Mais il faut s'habituer au soleil implacable, au grondement de l'océan, aux pluies diluviennes des tropiques. Un jour, une jeune femme du village, fait irruption dans leur existence. Elle entraîne Christelle dans une relation vertigineuse qui va bouleverser la famille. Dans une langue sensuelle et luxuriante, Anne Brécart décrit le quotidien vénéneux et inexorable de ces voyageurs à la recherche d'une autre vie.

  • le parfum des cendres

    Marie Mangez

    Les parfums sont toute la vie de Sylvain Bragonard. Il a le don de cerner n'importe quelle personnalité grâce à de simples senteurs, qu'elles soient vives ou délicates, subtiles ou entêtantes. Tout le monde y passe, même les morts dont il s'occupe tous les jours dans son métier d'embaumeur. Cette manière insolite de dresser des portraits stupéfie Alice, une jeune thésarde qui s'intéresse à son étrange profession.
    Pour elle, Sylvain lui-même est une véritable énigme : bourru, taiseux, il semble plus à l'aise avec les morts qu'avec les vivants. Elle sent qu'il cache quelque chose et cette curieuse impénitente veut percer le mystère. Doucement, elle va l'apprivoiser, partager avec lui sa passion pour la musique, et comprendre ce qu'il cache depuis quinze ans.

  • les étoiles les plus filantes Nouv.

    En juin 1958, une équipe de tournage française débarque à Rio de Janeiro. Dans les quartiers pauvres se répand la nouvelle d'un drôle de casting: on recherche de jeunes comédiens amateurs noirs. À sa réécriture du mythe d'Orphée et Eurydice, Aurèle Marquant a l'intention de donner pour cadre une favela vibrante de tragédie et de joie. Le réalisateur a reconnu son Eurydice en Gipsy Dusk, danseuse américaine métisse rencontrée a` Paris. Breno, footballeur brésilien au chômage, sera Orphée; Eva, comédienne martiniquaise, et Norma, Carioca pauvre mais ambitieuse, seront les deux autres visages féminins. Déjà les décors se montent, les acteurs s'apprivoisent et les premières scènes sont tournées sur des airs chantés à la guitare. Cette effervescence artistique ne passe pas inaperçue: deux agents locaux de la CIA flairent un coup à jouer avec la bossa nova, tandis que le film aiguise les intérêts du Brésil, mais aussi de la France de Malraux, soucieuse de se placer dans la compétition internationale que constitue le festival de Cannes.

  • l'Evangile du Nouveau Monde Nouv.

    Le soir d'un dimanche de Pâques, un nouveau-né est déposé dans le jardin de monsieur et madame Ballandra, horticulteurs passionnés qui créent les plus belles roses du monde. Pascal est très beau, le teint brun, les yeux gris vert pareils à la mer qui entoure le pays. Mais d'où vient-il ? N'est-il pas l'enfant d'un dieu ? La rumeur porte cette nouvelle et de nombreux signes vont l'amplifier tout au long de sa vie.
    Mais que doit-on faire si l'on est vraiment le fils d'un Dieu ?
    Peut-on changer le destin des hommes, les prendre par la main pour adoucir les haines et rendre le monde plus juste ?
    De voyages en voyages, de communautés en communautés, Pascal va partir à la quête de ses origines pour comprendre le sens de sa mission. Que révélera cet Évangile du Nouveau Monde sur la nature des hommes et la place des dieux ?
    Derrière sa beauté, sa vivacité, son humour, sa puissance, l'oeuvre de Maryse Condé est une oeuvre de combats. Inégalités, racisme, condition des femmes, liberté... chacun de ses romans illustre ses convictions, sa souffrance de voir l'Homme douloureusement englué dans ses éternelles contradictions. Fragilisée par la maladie - elle a dicté puis corrigé son livre à la voix - elle a construit L'Évangile du Nouveau Monde comme son dernier appel à la prise de conscience de notre destinée. Sa lucidité est aussi impitoyable que sa conviction :la fraternité et l'amour restent nos forces les plus extraordinaires et les plus salvatrices.

  • La fille du magnat américain Theodore Racksole veut un steak et une bière, mais un palace d'un si haut standing que le Grand Hôtel Babylon ne saurait s'abaisser à des mets aussi vulgaires. Qu'à cela ne tienne : Racksole rachète donc l'hôtel.
    Mais le milliardaire ne s'attendait pas à ce que la gestion hôtelière soit semée de tant d'embûches : la réceptionniste disparaît, le maître d'hôtel démissionne, un jeune diplomate est trouvé mort et son corps est subtilisé. Et que devient donc le prince Eugène, qui devait descendre au Grand Hôtel Babylon et dont personne n'a de nouvelles ? Les énigmes s'accumulent et des machinations internationales semblent s'ourdir dans les corridors chics du palace.

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  • En descendant du train à Penn Station, le jeune homme se rend compte qu'il a tout oublié : son nom, son passé, son visage... Une seule certitude : quoiqu'il n'ait jamais mis les pieds à Manhattan, il est ici chez lui. Rien d'anormal, donc, à ce qu'un vieux taxi jaune à damiers s'arrête devant lui au moment où il en a le plus besoin. Il doit impérativement se rendre sur FDR Drive ; il ignore pourquoi, mais cela a sans doute un rapport avec les tentacules qui sèment le trouble à chaque coin de rue.
    La ville, sa ville est en danger, et lui seul semble être en mesure de la défendre. Lui seul ? Non, ils sont cinq, un pour chaque arrondissement de New York...

  • Dans les années 1970, une historienne d'art new-yorkaise, féministe engagée, décide d'enquêter sur la mystérieuse disparition de la peintre Lorin Jones afin d'en écrire la biographie. Convaincue que la faillite artistique de cette artiste est due au machisme des hommes de son entourage, elle se laisse hanter par ses préjugés. Mais au contact de la réalité, la théorie s'effrite... Et si Lorin Jones s'était torpillée elle-même ? Un thriller psychologique et une brillante satire des biographes et de leurs idoles, des passions aveugles et des féministes à tout crin!  Prix Femina 1989, «La Vérité sur Lorin Jones »fait partie de ces romans dont la justesse psychologique traverse toutes les époques.

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  • En novembre 2021, un événement insensé bouleverse les vies de dix écrivains célèbres, tous passagers du train Paris-Brive-la-Gaillarde qui les emmène à la traditionnelle foire du livre.Parmi eux : Emmanuel Carrère, en pleine reconstruction de soi ; Virginie Despentes, la punkitude apaisée ; Aurélie Valognes, prodigue de maximes lénifiantes qui font du bien ; Sylvain Tesson, qui voyage en solitaire accompagné d'une équipe de reporters ; Joël Dicker, en quête de vérité comptable et quelques-uns des plus gros vendeurs du moment dont un certain... Hervé Le Tellier.Tous croyaient être uniques et irremplaçables. Aucun ne pouvait imaginer qu'ils étaient déjà arrivés à Brive et qu'ils allaient s'y retrouver. Pour le meilleur et pour...

  • A Attrape-Flèche, en plein bayou du Mississippi, au coeur d'une faune sauvage et d'une flore luxuriante, on aime, on flingue, on cherche comment percer dans le show-business... Tout ça, peut-être, pour oublier que sous la surface des eaux sombres où s'égarent parfois des dauphins, il n'y a qu'un grand vide silencieux. Un soir, quand deux "gentils enfants" - en vérité, des tueurs sans pitié venus braquer la station-service du coin - se font abattre, les déflagrations seront perçues bien au-delà, et très vite, c'est la ville entière qui sera sous le choc.
    Que ce soit Hydro, le jeune amateur de tartes aux pêches, le Prince des Ténèbres et ses envolées théâtrales, le doux shérif Chisholm et sa splendide épouse, ou Morgan l'as de la gâchette, tous vont se demander au fond d'eux-mêmes s'ils ne sont pas responsables du drame, et partir en quête de cette paix intérieure qui leur fait défaut depuis trop longtemps et que seuls des proches peuvent apporter.
    Par une écriture limpide, presque fluide, tout en rythmes et sonorités, La Mélancolie de celui qui vise juste de Lewis Nordan nous balade d'être en être et de coeur en coeur comme une chanson de blues. Il nous offre un récit onirique marqué d'un optimisme lumineux, et si l'humour affleure, c'est pour mieux révéler l'humanité, dans sa beauté et ses fêlures. En 1995, alors qu'il a une cinquantaine d'années et quatre livres derrière lui, Lewis Nordan, profondément marqué par le suicide de son plus jeune fils l'année précédente, entame l'écriture d'un roman qui, il ne le comprendra que plus tard, lui servira de salut.
    Si La Mélancolie de celui qui vise juste est, d'après lui, un récit sur la solitude impitoyable chevillée à l'homme, page après page, néanmoins, c'est le contraire qu'il nous prouve, pour finir par faire briller les liens inextinguibles qui nous unissent. Né en 1939 dans l'Etat du Mississippi qu'il ne quittera jamais vraiment, Lewis Alonzo Nordan fait partie de ces écrivains qui tissent leurs histoires sur la frontière floue entre légendes et mensonges.
    Docteur en littérature et auteur d'une thèse sur Shakespeare, il devient professeur d'université et, passionné par son travail, ce n'est qu'à quarante-cinq ans qu'il publie son premier recueil de nouvelles, qui l'inscrit instantanément dans la lignée de Faulkner ou O'Connor. Lewis Nordan continue d'enseigner tout au long de sa vie avant de prendre sa retraite. Il meurt des suites d'une pneumonie à soixante-douze ans.

  • apeirogon

    Colum Mccann

    • Belfond
    • 20 Août 2020

    Apeirogon.
    Une figure géométrique au nombre infini de côtés.

    En son coeur, deux pères.
    Un palestinien, un israélien, tous deux victimes du conflit, qui tentent de survivre après la mort de leurs filles. Abir Aramin, 1997-2007. Smadar Elhanan, 1983-1997. Il y a le choc, le chagrin, les souvenirs, le deuil. Et puis l'envie de sauver des vies. Ensemble, ils créent l'association « Combattants for Peace » et parcourent le globe en racontant leur histoire pour susciter le dialogue.

    Et un nombre infini de côtés.
    Toutes les facettes d'un conflit, qui est à la fois historique, politique, philosophique, religieux, musical, cinématographique, géographique. Une tragédie infinie qui happe le lecteur, l'absorbe, lui donne une responsabilité et l'engage à comprendre, à échanger, pour entrevoir un nouveau futur. Une tentative d'apaisement.

    It will not be over until we talk.

  • retour de service

    John Le Carré

    Londres, été 2018. Nat, ex-recruteur d'agents doubles soviétiques pour les services secrets britanniques, est désormais un quinquagénaire au placard. Sa vie n'a rien d'exaltant, malgré le soutien inconditionnel de Prue, son épouse, et de Florence, sa jeune et brillante collègue qui surveille les agissements d'un oligarque ukrainien. Chaque lundi soir dans son club, il affronte au badminton - sa passion - un nouveau venu, un certain Ed, grand gaillard déconcertant et farouche détracteur du Brexit...

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  • « Yannick Gallard a trente-deux ans et demi, il est en train de mourir et tout va très bien. C'est vrai, quoi. Ç'aurait pu être pire. La fin aurait pu se faire désirer : débarquer après des mois de pleurs et de questionnements existentiels, avec son odeur d'escarres et de désinfectant, cerise sur un cancer ou une abomination neurodégénérative. Elle aurait aussi pu la jouer sournoise et l'emporter dans son sommeil sans lui laisser l'opportunité de faire ses adieux ; voire, plus sale encore, lui sucer le cerveau sur du bitume brûlant après un accident de la route, savourant ses râles de souffrance, l'horreur de son corps disloqué, la sirène d'une ambulance qui n'arrive pas à temps. Trente grammes de paracétamol constituent une option assez plaisante, en fin de compte. ».

    Dans ce roman en forme de déclaration d'amour à la peinture, Gabrielle Massat met en scène un trafiquant d'art toulousain et son amant tueur à gages dans leur course folle contre la montre, contre les flics, contre la mort. Un polar viscéral et addictif.

  • « Parce que c'est ça que je veux que tu retiennes. Nos couleurs. Chaudes, franches. Je veux que ces femmes si différentes, si vivantes, si complexes qui composent ton arbre généalogique puissent t'inspirer et t'aider à savoir qui tu es, le fruit de quels voyages et de quelles passions. ».
    À la mort de Rita, surnommée « l'Abuela », sa petite-fille hérite de l'intrigante commode qui avait jadis nourri toute sa curiosité et son imagination enfantines. Le temps d'une nuit, ouvrant ses dix tiroirs, elle découvre les secrets qui ont scellé le destin de plusieurs générations de femmes, entre l'Espagne et la France, de la dictature franquiste à nos jours.
    Dans ce brillant premier roman Olivia Ruiz révèle son formidable talent de conteuse et nous offre une fresque flamboyante sur l'exil.

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  • Nous sommes en 1852, au coeur des magnifiques paysages du grand nord suédois. Lars Levi Læstadius, botaniste émérite, pasteur haut en couleur du petit village de Kengis et fondateur d'un mouvement connu pour son éthique rigoureuse, tente tant bien que mal de combattre l'athéisme et l'alcoolisme de ses paroissiens. Contre l'avis des villageois, Læstadius a recueilli un jeune garçon sami, affamé et illettré, Jussi, qu'il initie aux secrets de la botanique et qui le suit comme son ombre.Lorsqu'une servante est retrouvée morte dans la forêt, le commissaire s'empresse d'imputer l'odieux crime à... un ours. Fort de son intuition et de son savoir scientifique, Læstadius n'y croit pas un instant. Quand une deuxième jeune fille vient à disparaître, le pasteur, secondé par son fidèle Jussi, décide de mener l'enquête, quitte à s'attirer les foudres des autorités locales. Traduit du suédois par Marina et Françoise Heide

  • « Je crois que la plus belle chose que l'on puisse dire à quelqu'un, c'est 'Regarde'. Et la position la plus tendre, ce n'est pas une longue étreinte, mais deux personnes se tenant côte à côte, regardant ensemble le monde.» Regarder le monde, c'est regarder les êtres aussi bien que les lieux. Non seulement pour mieux les comprendre et mieux les préserver, mais surtout parce qu'il s'agit de l'un des besoins les plus fondamentaux de l'espèce humaine. Nous n'avons pas seulement besoin du milieu naturel pour notre survie, nous dépendons affectivement de lui. Nous sommes tous liés à lui de mille manières insoupçonnées.
    Après le merveilleux Petit traité de philosophie naturelle, Kathleen Dean Moore partage, non sans humour, ses méditations sur la beauté du monde.

  • les heures furieuses

    Casey Cep

    Années 1970. Alabama. Le révérend Willie Maxwell est accusé de cinq meurtres. Grâce à un avocat hors pair, il parvient à échapper à la justice... avant d'être abattu lors des funérailles de sa dernière victime présumée. En dépit des centaines de témoins présents, son assassin est acquitté.
    Dans la salle d'audience, une femme est venue de New York pour suivre les débats. Son nom : Harper Lee. Dix-sept ans après Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur, elle trouve dans cette histoire tous les ingrédients pour écrire son deuxième livre, celui qui rivalisera avec De sang-froid de son ami Truman Capote. Un an d'enquête dans la région, puis des années à travailler à sa propre version des faits, pour aboutir à un manuscrit qui ne verra finalement jamais le jour.

    Désigné par Barack Obama comme l'un de ses livres préférés de l'année, Les Heures furieuses dresse le portrait bouleversant de l'une des plus grandes auteures de son pays, en proie aux affres de la création. C'est aussi la chronique, sur fond de meurtres sanglants et de politique raciale inique, d'un Sud encore hanté par ses vieux démons.

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