Fayard

  • Entre Cannes et Menton, sommes-nous encore en France ? Sur cette Côte d'Azur à la beauté fatale, les lois de la République peinent à s'appliquer. Après les Anglais, puis les Arabes, ce sont aujourd'hui les Russes et les Kazakhs qui viennent flamber leur fortune dans les boîtes de nuit et investir dans des villas à plusieurs dizaines de millions d'euros. Les mafieux italiens, pourchassés dans la péninsule, ne se contentent plus de chercher refuge sur la côte française. Ils s'y incrustent et blanchissent les revenus du trafic de drogue. Cet argent qui se déverse sur la Riviera fait tourner les têtes. Chacun, à son niveau, cherche à grappiller quelques miettes, par tous les moyens. Corruption et passe-droits semblent endémiques. Les plages privées prospèrent en toute illégalité, les places de bateaux dans les ports se négocient sous le manteau, des maires déclassent des terrains pour les rendre constructibles au profit de leurs amis. Face à ces dérives, l'État se montre passif, tandis que la justice a tendance à étouffer les affaires impliquant des notables. La domination écrasante de l'UMP rend les contre-pouvoirs quasi inexistants : la presse quotidienne, exsangue, est sous contrôle ; l'opposition politique est inaudible ; les associations écologistes et citoyennes subissent menaces et pressions. Dans ces conditions, les roitelets locaux et leurs amis ont le champ libre.

  • Combien de temps le littoral corse résistera-t-il à la pression immobilière ? L'île de Beauté est encore remarquablement sauvage et préservée, comparée à la côte d'Azur ou aux Baléares. Elle était pourtant promise au même type de tourisme intensif... Dans les années 1960, des projets fous prévoyaient l'aménagement de gigantesques villages de vacances, avec marinas et casinos. Ils ont été stoppés net par la violence nationaliste. Les plasticages et le racket (rebaptisé impôt révolutionnaire) ont durablement découragé les investisseurs. Le conservatoire du littoral en a profité pour acheter et sanctuariser des sites d'une beauté exceptionnelle. Mais, depuis dix ans, la donne a changé. La spéculation a repris. Les golfes et les criques sont de plus en plus bétonnés par des promoteurs sans scrupules et des célébrités au bras long, qui rêvent de piscines avec vue sur le large. Ces opérations se font souvent en violation de la loi littoral de 1986, qui organise, dans toute la France, la protection des bords de mer. Elles bénéficient de la complaisance de maires trop faibles pour résister aux pressions, qui délivrent des permis de construire les yeux fermés, et de préfets à qui l´on a conseillé, en haut lieu, de lascia core, de laisser faire. Phénomène nouveau : le grand banditisme corse, qui a longtemps fait ses affaires hors de l'île, est désormais bien présent et blanchit des fonds d'origine douteuse dans de gros projets immobiliers, avec la complicité de certains nationalistes reconvertis, eux aussi, dans les affaires. Face à ces menaces, une nouvelle forme de résistance s'organise...

  • Le FLNC a déposé les armes. Les bombes se sont tues. En décembre 2015, les nationalistes ont pris le pouvoir par les urnes à la Collectivité territoriale de Corse.
    Mais la violence n'a pas disparu, bien au contraire.
    La mafia a placé l'île sous coupe réglée. Elle a durablement infiltré l'économie. Elle rackette les commerçants, capte les marchés publics et blanchit l'argent sale dans des projets immobiliers.  Les notables ne sont plus à l'abri. Plusieurs ont été assassinés depuis 2012, dont un avocat et un président de chambre de commerce, et aucun de ces meurtres, exécutés par des professionnels du grand banditisme, n'a été élucidé.  Le monde politique n'est pas épargné. « Autrefois, les élus corses se servaient des voyous pour leurs campagnes électorales. Désormais, ils sont des marionnettes entre les mains des voyous », dit un magistrat.
    Depuis la fin de 2012, une opération « Mains propres » est en cours. Plusieurs procès pour corruption ont abouti à de lourdes condamnations d'élus et mis en lumière leurs liens avec des bandes criminelles. Ce volontarisme survivra-t-il aux changements politiques attendus en 2017 ? Suffira-t-il à desserrer l'étreinte qui étouffe la Corse ?

    Hélène Constanty, née à Marseille dans une famille d'origine corse, est journaliste indépendante, auteur de documentaires, de bandes dessinées et de plusieurs livres d'enquête, dont Razzia sur la Corse (Fayard), Prix du livre corse 2012.

  • En 2018, une série de procès permet de confisquer plus de 18 millions d'euros d'avoirs criminels et 100 millions d'euros de fraude fiscale. Un record en France. À l'origine de ces saisies, les enquêtes Virus et Rétrovirus, dirigées par le capitaine de police Quentin Mugg. Premier à mettre en application les procédés agressifs de l'enquête criminelle dans des affaires financières, l'auteur dévoile les méthodes employées par son groupe pour remonter le fil de l'argent sale jusqu'au saraf, personnage énigmatique au service des criminels. Ce road book nous conduit de Casablanca à Dubaï, en passant par Paris, Anvers et Madras.
    Comment les milliards du crime organisé parviennent-ils à échapper aux contrôles?? Qui sont les hommes de l'ombre qui aident les parrains du trac de drogue international à blanchir leur fortune??
    Pour démanteler ces réseaux, le capitaine de police Quentin Mugg a mis en application les méthodes de l'enquête criminelle. Filatures, écoutes, sonorisations... pendant plusieurs années, son équipe a remonté le euve de l'argent sale. Cette traque a abouti à des saisies spectaculaires. En 2018, 18 millions d'euros d'avoirs criminels et 100 millions d'euros de fraude scale ont été consqués. Un record en France.
    Connues sous le nom d'opérations Virus, Rétrovirus, ou encore Cedar, ces enquêtes ont révélé l'existence d'un acteur clé du blanchiment?: le saraf. Un personnage puissant et mystérieux, trait d'union entre le monde des traquants de drogue et celui de la haute nance internationale. Le chaînon manquant dans la lutte contre le crime organisé.
    De Casablanca à Dubai, en passant par Paris, Anvers et Madras, Quentin Mugg dévoile pour la première fois, de l'intérieur, les méthodes employées par son groupe. Il nous entraîne dans les arcanes du blanchiment, où se trouvent reliés, parfois sans même le savoir, traquants de drogue, banquiers internationaux, contrebandiers d'or et fraudeurs scaux.

  • Sans le 9-2, le Président ne serait rien. C'est là qu'il a passé sa jeunesse et fait ses premiers pas de militant. C'est là qu'il a commencé sa carrière politique : maire de Neuilly à 28 ans, député de Neuilly-Puteaux à 34 ans, président du conseil général à 49 ans... C'est là qu'il a appris le métier avec son « parrain » corse, Charles Pasqua. Il y compte ses amis les plus fidèles, mais aussi les plus encombrants : le couple Balkany à Levallois-Perret, le couple Aeschlimann à Asnières, la famille Ceccaldi-Raynaud à Puteaux, dont les frasques familiales et judiciaires défraient la chronique locale.
    Une plongée inédite au coeur de « la droite bling bling », celle des amis du Président, qui détient le pouvoir et l'argent dans le département le plus riche de France. Vous y découvrirez les moeurs incroyables d'une banlieue pas comme les autres, où s'entrechoquent carrières politiques, coups tordus et affairisme immobilier.

  • Pour qui roulent vraiment vos élus ?

    Pour la première fois, un livre dévoile les coulisses de l'Assemblée nationale et l'influence grandissante des lobbies sur les élus, preuves à l'appui. À quelques mois d'échéances électorales importantes, il met au jour des pratiques opaques et controversées, décrypte les jeux de pouvoirs occultes et soulève des questions sur le fonctionnement de notre démocratie.

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