Anne Nivat

  • Un continent derrière Poutine ?

    Anne Nivat

    • Points
    • 20 Mai 2022

    Depuis l'extrême-est jusqu'à la partie européenne de la Russie, Anne Nivat est allée à la rencontre des habitants. À la veille de l'élection présidentielle de 2018, elle a interrogé les ressorts, les préoccupations et les craintes pouvant influencer le choix du peuple russe. À l'époque, l'« opération spéciale » en Crimée avait déjà mis la Russie au ban des nations mais, inlassablement, Anne Nivat s'appliquait à traquer la « petite réalité » dans la « grande » pour entrevoir la société dans son quotidien.

    Sans parti pris ni vision stéréotypée, avec humanité, la reporter a écouté les voix d'une population réduite au silence, dévoilant sa complexité. Un document nécessaire et éclairant face à une actualité tragique.

  • La France de face

    Anne Nivat

    • Fayard
    • 19 Janvier 2022

    Depuis 2017, la France a continué de changer, elle a vu apparaître les Gilets jaunes. Dans ce nouvel opus, Anne Nivat poursuit le reportage entamée Dans quelle France on vit. Elle s'est immergée dans huit lieux où des Français très divers lui racontent comment ils vivent,comment ils voient la France et pourquoi, au moment où se profile l'élection présidentielle, beaucoup d'entre eux n'iront pas voter. Chaque lieu choisi correspond à un sujet précis, Givors et la mobilité, Alès et le trafic de drogue, Denain et la souffrance économique, la vallée du Diois et sa capacité d'accueil en question, Fégréac en Loire-Atlantique et ses agriculteurs, Saint-Maixent l'Ecole dont la tranquillité est sollicitée, Andernos-les-Bains et ses "vieux", pauvres ou riches, enfin, Châlons-en-Champagne et l'abstention des jeunes..
    Depuis son livre-enquête Dans quelle France on vit, Anne Nivat a continué de parcourir la France, rencontrer et écouter des centaines de personnes issues de générations, de parcours et de milieux différents. Des gens simples et remarquables.

    A Denain, Givors, Alès, dans la vallée du Diois, à Saint-Maixent-l'Ecole, Fégréac, Andernos-les-Bains ou Châlons-en-Champagne, elle a observé La France de face. Ni de haut, ni d'en bas.

    Elle a vécu des scènes intimes, surprenantes, drôles, inquiétantes, obtenu des témoignages inattendus, émouvants, parfois dérangeants. Tous illustrent l'état de notre pays traversé par la défiance et les colères, mais aussi parcouru d'élans d'humanité.

    Au gré des pages se dessine une France à mille lieues de celle que nous croyons connaître, où les préoccupations quotidiennes des Français sont très éloignées des sujets de la vie politique nationale.

    Dans ce « road-movie » palpitant et empathique, Anne Nivat nous invite à plonger en nous-mêmes, sans hystérie, préjugé ou concession. Elle rappelle à quel point la démocratie se mérite. L'observer, y compris quand elle semble dysfonctionner, c'est aussi la choyer.

  • Dans quelle France on vit

    Anne Nivat

    • Pluriel
    • 4 Octobre 2017

    Reporter de guerre, familière des conflits en terres syrienne, irakienne, afghane ou tchétchène, Anne Nivat porte pour la première fois son regard sur l'Hexagone. A l'heure où les journalistes sont parfois taxés d'arrogance ou de condescendance, par son immersion dans six villes de province, elle s'est mêlée à ces Français "oubliés" qu'on ne va jamais rencontrer pour entendre réellement ce qu'ils pensent ni savoir comment ils vivent.
    Sentiment de déclassement, d'insécurité, poids du chômage, malaise des jeunes, questionnement sur l'identité sont au coeur de cette enquête-choc d'où se dégagent aussi humour, espoir et fraternité.

  • Islamistes : comment ils nous voient

    Anne Nivat

    • Librairie generale francaise
    • 24 Novembre 2010

    L'auteur, journaliste en poste à Moscou, est allée au Pakistan, en Afghanistan et en Irak interroger les populations (musulmans, moudjahidine, talibans, militants islamistes) sur leur mode de vie, leurs préoccupations depuis le 11/9/2001, et surout la façon dont elles perçoivent les Occidentaux. Un objectif : déceler si un dialogue est possible.

  • La république juive de Staline

    Anne Nivat

    • Fayard
    • 13 Mars 2013

    Dans l´URSS du lendemain de la Révolution, Staline prend la décision (rendue officielle en 1934) de créer une entité régionale pour les juifs : ce sera le Birobidjan, à la frontière chinoise. Il est difficile aujourd´hui de se représenter les espoirs soulevés par cette promesse d´un "Yiddishland" pour les populations juives libérées des contraintes de la Russie tsariste et d´un passé de confinement et de pogroms.Propagande ou pas, des dizaines de milliers d´individus sont du voyage, arrivant principalement d´Ukraine, mais aussi d´Argentine, d´Allemagne et d´Amérique. La révolution bolchevique pensait-elle avoir trouvé au Birobidjan la solution de son " problème juif " difficilement compatible avec la conception léniniste des nationalités? Toujours est il que ce territoire autonome juif où le yiddish a été choisi comme langue nationale (avec le russe), existe toujours au fin fond de l´Extrême-Orient russe ! A priori, c´est une province de la Russie profonde comme une autre, mais, à y regarder de plus près, la tonalité juive est très présente, dont les autorités locales usent et abusent pour obtenir subventions et privilèges. Si, depuis que les portes de l´ex-Union soviétique se sont ouvertes, les juifs du Birobidjan ont - presque tous - émigré en Israel, ils sont davantage revenus de la Terre promise plutôt que le contraire. Pour tenter de mesurer le succès du projet Birobidjan et ce qu´il en reste, Anne Nivat a longuement enquêté sur place, mais aussi en Israël, où elle s´est introduite chez des Birobidjanais, et dans la ville chinoise de Harbin, vers laquelle les autochtones se sont toujours davantage tournés plutôt que vers Moscou.

  • Chienne de guerre

    Anne Nivat

    • Fayard
    • 2 Juin 2000

    « Ce livre est le récit de mes différents séjours dans la Tchétchénie en guerre, entre septembre 1999 et mi-février 2000. La guerre telle que je l'ai vue : il s'agit là d'un pur témoignage.
    J'ai agi en tant que journaliste free-lance, correspondante de deux quotidiens français, Libération et Ouest-France. Dès le début du conflit, j'avais fait la demande d'une accréditation ad hoc du côté russe ; ne l'ayant pas obtenue, j'ai décidé de regarder la guerre du côté tchétchène.
    Cet affrontement qui ne cesse de saigner et d'épuiser les camps en présence n'est malheureusement pas terminé et peut-être ne finira jamais. Aussi faut-il continuer de se rendre sur place pour dire ce qu'il en est.
    À moi qui n'avais fréquenté la guerre que dans les livres d'histoire, elle a appris son poids de cruauté, de désespoir et de mort. Au lecteur, j'espère que ces pages auront mieux fait percevoir l'enchaînement tragique des événements, mieux fait comprendre aussi ce peuple, ces hommes et femmes tchétchènes avec qui j'ai partagé l'impartageable. » A.N.

  • La guerre qui n'aura pas eu lieu

    Anne Nivat

    • Fayard
    • 10 Mars 2004

    « En tant quoeenvoyée spéciale en Tchétchénie, je suis fière, mais également profondément triste doeavoir pu apporter mon témoignage sur ce sombre conflit.
    En 1999, c?était mon devoir de journaliste ; aujourdoehui, cela reste mon devoir tout court. Coeest pourquoi joeai décidé de publier ces nouvelles pages sur cette guerre qui se perpétue dans loeindifférence quasi générale et dont on pourra bientôt dire quoeelle noeaura pas eu lieu. »

  • Gaz, pétrole, islam. Les « grands » de ce monde ont trouvé un nouveau terrain d'affrontement : les cinq États indépendants que sont le Kazakhstan, le Kirghizistan, l'Ouzbékistan, le Tadjikistan et le Turkménistan d'Asie centrale. Déjà, la Chine envoie ses commerçants, l'Iran et la Turquie se cherchent des alliés, la Russie ne veut pas lâcher ses anciennes républiques, les États-Unis installent leurs bases militaires, et Al-Qaïda observe cette pépinière pour groupes extré­mistes et terroristes.


    Toujours seule, voyageant en taxis collectifs, habillée comme une femme locale, tel un caméléon, Anne Nivat nous transporte dans la vallée de la Ferghana, un territoire grand comme l'Europe, sur l'ancienne route de la soie, par-delà les hauts cols du Pamir. Au coeur de l'Asie centrale, nous croisons avec elle des « gens de plaines » et des « gens de montagne », commerçants, artistes ou paysans. Mais aussi des « gens d'islam ». Certains, pour la première fois, sont sortis de la clandestinité de leur parti politique interdit pour dialoguer avec une journaliste occidentale. Si, là-bas aussi, le fondamentalisme fait peur, survivre au quotidien reste la préoccupation de tous.

  • La maison haute

    Anne Nivat

    • Librairie generale francaise
    • 10 Mars 2004

    Anne Nivat La Maison haute Des Russes doeaujourdoehui Véritable curiosité architecturale, la Maison haute, un des sept gratte-ciel de Moscou, est une ville dans la ville. Edifiée en 1952 par des détenus du goulag, elle est loeun des emblèmes de l?« épopée » stalinienne.
    Pour approcher au mieux la Russie doeaujourdoehui, Anne Nivat soeest intéressée aux habitants de ce gratte-ciel. Qui sont-ils ? Comment ont-ils passé ces cinq décennies ? Comment acceptent-ils la transition vers la démocratie oe En une suite de portraits de ses occupants ? des acteurs, des écrivains, des poètes et des compositeurs célèbres, ainsi que des « nouveaux Russes » ?, loeauteur déroule un tableau vivant, foisonnant, composite, parfois touchant, toujours nuancé, de la société russe contemporaine.

  • Interrogée sur le plateau d´une émission populaire québécoise sur ses reportages hors normes dans des guerres (Tchétchénie, Irak, Afghanistan), où il ne fait pas bon être journaliste, et encore moins une journaliste femme, Anne Nivat, prix Albert-Londres, séduit si bien son auditoire qu´elle est invitée par un officier supérieur canadien à venir parler à ses hommes sur le point de partir pour une dernière mission. Non seulement elle accepte, mais elle obtient du major Pruneau et de ses supérieurs d´accompagner son détachement de 300 hommes sur le théâtre d´opération, la zone de Kandahar, ex-capitale mythique des Talibans. Une fois sur place, Anne Nivat, troquant le gilet pare-balles contre le tchadri bleu en nylon qui la soustrait aux regards sans l´empêcher d´observer, multiplie les allers-retours entre les différents acteurs de cette guerre sans fin dans laquelle des Occidentaux ont pris le relais des Soviétiques : troupes de l´Alliance occidentale, armée locale formée par ceux-ci, administration corrompue du président Hamid Karzaï se gavant des surplus de l´économie de guerre, sympathisants talibans, ex-Talibans, ex-moudjahidines, ONG plus ou moins désintéressées, candidats à l´exil, etc... La présence supposée de Ben Laden en territoire afghan ayant servi de prétexte à l´engagement occidental, que va-t-il en être de celui-ci après l´exécution du chef d´Al Qaida dans un bunker cossu au Pakistan ? C´est une des réponses que rapporte Anne Nivat, encore sur le terrain en mai 2011, dans ce grand document d´une journaliste d´exception.

  • La maison haute - des russes d'aujourd'hui

    Anne Nivat

    • Fayard
    • 21 Août 2002

    Véritable curiosité architecturale,la maison haute, un des sept gratte-ciel de moscou, est une ville dans la ville.
    Edifiée en 1952 par des détenus du goulag, elle est l'un des emblèmes de l'« épopée » stalinienne.
    Pour approcher au mieux la russie d'aujourd'hui, anne nivat s'est intéressée aux habitants de ce gratte-ciel. qui sont-ils ? comment ont-ils passé les cinq dernières décennies ? comment acceptent-ils la transition vers la démocratie ?
    A travers une suite de portraits de ses occupants - des acteurs, écrivains, poètes et compositeurs célèbres, ainsi que des « nouveaux russes » -, l'auteur déroule un tableau vivant, foisonnant, composite, parfois touchant, toujours nuancé, de la société russe contemporaine.

  • Lendemains de guerre - en afghanistan et en irak

    Anne Nivat

    • Fayard
    • 22 Septembre 2004

    « Lendemains de guerre n'est pas une nouvelle analyse géopolitique de la situation «post-onze septembre» en Afghanistan et en Irak. Ce n'est pas non plus un pamphlet anti-américain. Ce livre est un long «grand reportage» dans le style qui n'a cessé d'être le mien depuis que je me suis intéressée au journalisme. J'ai interrogé des centaines de gens qui vivent sur place, aiment leur terre, tâchent de continuer à y vivre malgré le chaos régnant depuis les interventions militaires. J'ai vécu parmi eux, me suis habillée comme eux, ai partagé leur logis et leurs repas.

    J'ai avant tout voulu donner la parole à celles et à ceux qui ne l'ont jamais. »
    A. Nivat


    Anne Nivat aborde dans Lendemains de guerre la réalité de deux pays qui font la une de l'actualité depuis de longs mois, mais pour nous en donner une tout autre vision. Elle nous fait entendre des voix de femmes et d'hommes qui, en lui ouvrant leur maison, ont pu lui livrer ouvertement leur propre analyse de la situation. Elle nous révèle ainsi toute la densité humaine de ce conflit.

  • Dans la gueule du loup

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    • Marabulles
    • 17 Mars 2021

    Nina, reporter, s'est immergée dans les sales guerres d'Irak et de Tchétchénie.

    Falloujah, Irak, mars 2004 : soldats américains et milices d'Al-Qaïda s'affrontent sauvagement. Piégée dans une tempête de sable, la jeune journaliste ôte sa tenue occidentale et revêt l'abaya, longue tunique noire traditionnelle. Quasi invisibilisée, Nina se sent ainsi protégée et prête à tout pour observer la bataille.
    Grozny, capitale de la Tchétchénie, fin 1999 : grâce au jeune Mahmoud, Nina s'est coulée dans la sordide réalité de la guerre.
    Nice, France, 2014 : Abdel, habitant des quartiers nord, revient sur son désir passé d'aller faire le djihad.

  • Correspondante de guerre

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    • Soleil
    • 11 Mars 2009

    Naissance d'idée, osmose entre Reporters Sans Frontières et Soleil. Anne Nivat - célèbre grand reporter - et Daphné Collignon - auteur de bande dessinée - se rencontrent pour la première fois fin 2006. Une rencontre qui donnera lieu à une association, mais surtout à une incroyable aventure humaine forte et exaltante. Pourtant... Associer un grand reporter à un auteur de bande dessinée peut ressembler à une gageure. L'un toujours en action sur le terrain... L'autre assis tranquillement à sa table à dessin. L'art du journalisme est tissé de faits et de réalités constamment renouve lées ; la bande dessinée semble régner sur la fiction et le divertissement, l'imaginaire et la poésie...
    Daphné n'a pas souhaité tisser un portrait d'Anne telle une super héroïne travestie par la télévision et le cinéma. Elle s'est attachée à montrer une femme, vraie, vivante, de chair, de sang, d'émotions, de larmes. Passionnée, paradoxale. Superficielle et profonde dans le même claquement de talons. Quelqu'un qui pense aux gens, ceux qui vivent là-bas et non pas ceux sur le champ de bataille, ceux qui attendent, rient, souffrent, meurent.
    Drôle et tragique. Désinvolte et torturée. L'anti-héros.
    Pas de grand reporter, pas d'auteur de bande dessinée.
    Juste une femme... vue par une autre femme.

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