Bandes dessinées / Comics / Mangas

  • Au Japon, Florent est autant dessinateur que poète. Toujours prêt à nous surprendre. Il est sensible à l'inattendu et goûte avec gourmandise un simple rien pris sur le vif. Il vole des pierres dans un jardin, considère un compteur électrique et une fenêtre à contre jour, caresse un petit chien qui boit, encourage un filet de maquereau... Ce qu'il aime, ce sont des instants de vie fugaces ; et ce qu'il préfère, c'est donner vie à une étiquette de fruit ou une carte de géographie. Ces petites choses ordinaires et souvent incongrues qui nous émeuvent le temps d'un regard sont pour lui autant de détails révélateurs qu'il sait amplifier au point de pouvoir tirer parti de l'éternité d'un kaki.
    Tout est déjà là, il faut simplement le voir.

  • Partir à la découverte de Tokyo, le nez au ras du trottoir et l'oeil à l'affût, arpenter le bitume à hauteur d'homme et saisir les instants fugitifs, saugrenus et si caractéristiques dans leur étrangeté de la capitale du Japon. Avec pour seuls outils et compagnons les plus fidèles, une bicyclette, une chaise pliante de pêcheur, et bien sûr des crayons de couleur.
    Voici un guide de voyage dans Tokyo qui ne ressemble à aucun autre, le premier livre d'un jeune auteur d'une vingtaine d'années, promis à un très bel avenir vu son talent pour capter en quelques traits l'âme d'une ville, ses habitants, le petit peuple animal des parcs, les fruits et les noms des voitures, les vêtements, les temples et les rencontres inattendues. Chaque chapitre s'organise autour d'un quartier, avec sa carte et son koban, autrement dit son commissariat, aux architectures plutôt délirantes. Autant dire qu'on peut à la fois se retrouver et se perdre, rire, c'est certain car les commentaires sont extrêmement drôles, et se laisser entraîner dans un Tokyo surprenant au gré d'une humeur vagabonde et d'un esprit curieux.
    Il ne s'agit ni d'un carnet de voyage, ni d'un guide, ni d'une BD, ni d'un journal, mais d'un peu tout ça à la fois.
    « J'évoque mon séjour de 6 mois à Tokyo (juin à décembre 2006) à travers des dessins quotidiens dont les sujets varient entre le décor, les gens, les moeurs et les anecdotes personnelles. Ces dessins sont regroupés, dans l'ouvrage, par quartiers que je situe sur différentes cartes. Le sommaire du livre est d'ailleurs lui-même une carte générale de Tokyo, de sorte que la lecture des différents chapitres donnent l'impression d'un zoom dans la ville, d'un changement d'échelle progressif. Ca c'est le côté « guide ». Mais, comme chacun sait, Tokyo est une grande ville, et je n'ai pas en pu dessiner toutes les rues. Les quartiers, les décors et les situations dans ce livre me concernent donc directement et rendent comptent de mes pérégrinations un peu aléatoires dans la ville. Et ça c'est le côté « carnet de voyage ».
    L'objet de cet ouvrage n'est pas de présenter Tokyo d'une manière exhaustive, mais plutôt d'en décrire l'ambiance. »

  • Manabé Shima

    Florent Chavouet

    « Le Japon est tellement une île qu'il est un archipel. Dans le catalogue japonais, on trouve des îles industrielles, des îles artificielles, des îles sacrées, des îles musées, des îles formol, des îles atoll, des îles balnéaires, des îles bleu-vert, des îles sauvages, des îles sans âge, des îles connues, Shikoku, et mêmes des îles où l'on pêche et l'on boit. Parmi ces miettes de terre, il y a Manabeshima, une île dont on parle peu, mais où poussent très bien les poissons. Ça tombe bien, je n'ai rien prévu cet été. » Un inventaire exhaustif et désopilant sur Manabeshima, l'île aux soixante crabes et à peine plus d'habitants, par l'auteur de Tokyo Sanpo.

  • Ce livre se veut le livre du passage à l'acte pour les centaines, les milliers de gens qui n'ont plus tenu un crayon pour dessiner quelque chose depuis qu'ils ont quitté l'école, et que leurs doigts démangent. Et puis, pas seulement dessiner pour dessiner. Dessiner pour dire quelque chose, pour donner son avis et le partager. Si vous voulez vous construire une petite oasis dans le désert du train-train quotidien, dessinez vos propres mangas, sans prétention, vous verrez, vous y trouverez une satisfaction absolument sans égale.
    Surnommé le "Dieu du manga" au Japon, Osamu Tezuka est un mangaka mais également un scénariste, producteur et animateur japonais immensément reconnu. Il est l'auteur d'un nombre colossal d'oeuvres, dont Astro Boy, Le Roi Léo, Princesse Saphir ou encore Black Jack. Son style graphique expressif, au trait clair, va révolutionner le dessin et ouvrir la voie vers le manga moderne. Il est considéré aujourd'hui comme le pionnier des standards de l'animation japonaise actuelle.

  • Sur ce nouvel ouvrage, il a dit : je travaille sur un troisième album, qui cette fois sera une BD. Ce sera une fiction. C'est une histoire contemporaine, le lieu n'est pas déterminé, c'est une ville mais je ne la nomme pas. Je dis que c'est un polar, mais je n'en suis pas sûr, je n'applique pas forcément les vrais codes du polar...
    Ça se passe la nuit, il y a des yakuzas, des embrouilles sans que ce soit non plus tragique... En tous cas, ce sera différent de ce que j'ai fait jusqu'à présent.

  • Voici un livre qui prend au sérieux le manga et fait le tour de toutes les questions que l'on peut se poser à son sujet. Il montre comment, à partir de ses lointaines origines, le manga a su devenir une puissante industrie et un média à part entière qui refl ète les évolutions de la société et des mentalités collectives japonaises. Il en déchi re les spécifi cités graphiques et narratives, les univers imaginaires avec leurs codes et leur morale, et analyse les principaux genres du manga, depuis les séries pour adolescents jusqu'au manga d'horreur en passant par la science-fi ction, le post-apocalyptique, la pornographie, le politique, le manga d'auteur et bien d'autres encore.
    Illustrations noir et blanc.

  • Miss Hokusai t.1

    Hinako Sugiura

    • Picquier
    • 7 Février 2019

    Miss Hokusai, ("Sarusuberi"), est un grand classique japonais du manga. Paru entre 1983 et 1987 dans le magazine Weekly Manga Sunday, il relate la vie d'O-Ei, l'une des quatre filles du peintre Tetsuzo, quie se fera connaître sous le nom de Hokusai.
    L'histoire commence au Japon en 1814, pendant la période d'Edo (l'actuelle Tokyo). O-Ei tient de son père son talent et son obstination. Elle peint très souvent à sa place, sans signer son travail, afin de boucler les commandes. D'autres figures d'artistes font leur apparition dans le manga, en particulier Ikeda ou Utagawa.
    Le manga évoque aussi la relation entre O-Ei, Hokusai et la demi-soeur d'O-Ei, une petite fille aveugle de naissance.
    Hokusai, meurt à 90 ans. O-Ei lui survit pendant neuf ans mais nul ne sait où elle est morte.

  • Miss Hokusai t.2

    Hinako Sugiura

    Elle fumait la pipe et n'avait pas bon caractère. Mais quel talent !
    Voici la suite d'une chronique pleine d'humour à la découverte d'une femme libre et d'une artiste : la fille du vieux fou de dessin Hokusai, dont elle

  • Regarde la lune dans le ciel nocturne.
    Où est-elle ? A quoi ressemble-t-elle ? Un croissant ? Un ballon tout rond ? Un livre pour découvrir et comprendre les différentes phases de la lune, écrit par un astronome de Corée, ce pays où la vie fut longtemps rythmée par le calendrier lunaire.

  • Une femme et la guerre, ce sont d'abord deux courtes nouvelles de Sakaguchi Ango, écrites dans les premiers mois qui ont suivi la capitulation japonaise en 1945. Deux nouvelles-soeurs, comme les qualifie l'auteur.
    Kondo Yoko a entretissé les deux nouvelles, les deux narrations, celle de l'homme et de la femme, pour en faire un manga paru en 2012.
    Une prostituée partage avec son amant l'exaltation érotique que procurent feu et destruction au beau milieu des ruines et des corps calcinés. Ce n'est pas l'amour qui les rapproche mais bien le chaos ambiant. Au milieu des bombardements nocturnes, la femme oscille entre un désir intense de vivre et la peur de mourir dans un Japon finissant : "Moi, je veux vivre comme un tigre dans la forêt vierge... vivre au risque de ma vie."

  • Après À nous deux, Paris , voici Paris, le retour ! Jean-Paul Nishi, jeune dessinateur de manga d'origine japonaise, est venu vivre plusieurs mois à Paris. Ses aventures et étonnements quotidiens ont donné lieu à un récit plein d'humour et d'autodérision.

  • Dans les montagnes du Nord, la neige est le symbole de la pureté perdue. Elle délimite le champ clos où va se nouer le drame entre Shimamura, un oisif originaire de T okyo venu dans le Pays de Neige pour retrouver Komako, une geisha, et Yôko, une jeune femme rencontrée dans le train...

  • Ainsi commence chacune de ces nouvelles rédigées par Sôseki et publiées dans le journal Asahi en 1908.
    Dix récits de frissons et de peur, de cauchemars et d'inventivité dans lesquels le bizarre le dispute au fantastique dans l'esprit de Lafcadio Hearn. Ellipses subtilement angoissantes et parfois comiques.
    Les dessins surgissent des noirs profonds comme depuis les ténèbres.
    Mots clés : manga, littérature, japon, classique, adaptation, fantastique, cauchemar, poésie, peur, épouvante, soseki

  • La porte

    Daisuke Inoue

    On croit d'abord plonger avec délices dans l'intimité d'un couple sans histoires, uni par un amour sincère et une humilité assumée. Mais Sôsuke et O-Yone vivent depuis des années avec le poids d'un lourd secret. Ils s'attendent à ce que le destin leur demande de payer leur dette, quand justement, un signe se manifeste. L'heure est-elle venue ? Pour savoir ce qu'il en est vraiment, Sôsuke se retrouve devant la porte d'un temple zen. Saurat- il trouver la force d'en franchir le seuil ? Et que trouvera-t-il derrière ?

  • Après A nous deux, Paris ! et Paris, le retour !, J.-P. Nishi publie le troisième volume de la chronique de sa vie parisienne, dessinée façon manga : Paris, toujours ! Il y raconte sa rencontre avec « l'autre Japon », ce pays fantasmé par des Français prêts à faire la queue durant des heures pour manger des takoyaki à Japan Expo ou pour écouter un groupe de Jpop en tournée en France. En retour, sa chronique nous livre un regard décalé sur notre propre pays. Comme la visite virtuelle d'un Paris étrangement exotique. Bizarroïde, amusant, surprenant, tendre et malin.

  • Le célèbre roman de Sôseki devient un manga. Célèbre et désopilant. Vue par l'oeil ironique d'un chat doté de remarquables talents d'observation et d'analyse, voici la vie d'un professeur d'anglais et de son entourage au début du vingtième siècle, lorsque le Japon est secoué par l'essor des valeurs marchandes venues d'Occident. Le professeur Kushami, double de l'auteur, sa famille, ses visiteurs, l'étudiant amoureux, le tireur de pousse-pousse, le riche industriel, le maître de koto, sans oublier les chats, l'univers fantaisiste et débridé du roman est parfaitement restitué, avec toute sa richesse et sa profondeur.

  • Jindol et moi

    Ancco

    Journal illustré. Ancco, jeune fille de 20 ans de la banlieue de Séoul raconte les micros évènements de sa vie quotidienne, avec un humour et une autodérision décapante. L'autre personnage principal est Jindol, son gros chien, aussi peu glamour que sa maîtresse mais beaucoup plus coureur : un macho invétéré et sans complexe qui "sème ses graines un peu partout dans le quartier".
    Nous rencontrons ses parents, ses amis, ses chiens, les gens qu'elle croise dans le bus ou au supermarché. Mais ce n'est pas au jeu d'épingler les travers de ses contemporains qu'elle nous invite, c'est au contraire à celui de repérer le petit détail d'humanité que chacun porte en soi. Ancco n'est pas une héroïne. Son univers est aussi éloigné que possible de celui de la jeunesse moderne et branchée de Séoul et d'ailleurs. Gaffeuse, immature tout en ayant déjà une grande expérience de la vie, pas sexy pour deux won, elle regarde la vie avec tendresse et dérision. Elle voudrait mordre la vie à pleines dents, mais gare aux cailloux ! Ses pitoyables et hilarantes mésaventures ont le pouvoir de nous communiquer une nouvelle joie de vivre. Mafalda devait être sa grande soeur...

  • Nous sommes dans la " vile basse " de Tôkyô, au début des années 1940.
    Les putes appellent les employés en goguette par la fenêtre. Le labyrinthe des ruelles avec leurs égouts à ciel ouvert offre une issue discrète à ceux qui n'auraient pas envie de tomber sur un créancier ou un agent de la police des moeurs. Bien entendu, l'issue en question conduit directement au bar qui les délestera de leur menue monnaie. Kiyoshi est le fils du tenancier d'un de ces troquets. A travers ses yeux, c'est toute la gouaille, l'ingéniosité, l'âpreté au gain et au travail, la liberté et l'humanité du petit peuple de Tôkyô qui viennent à notre rencontre : matrones et serveuses de bar, gamins des rues, prostituées, marchands ambulants, escrocs professionnels, chats de gouttière...
    Si ce n'était pas Tôkyô, ce serait le Paris de Doisneau et de Queneau. Kiyoshi est le double de l'auteur et ces six histoires fleurent la sincérité du vécu. C'est la peinture d'un âge d'or. D'or, il n'y en a pas beaucoup, mais il est dans les coeurs.

  • Oreillers de laque nous fait pénétrer dans le quartier des plaisirs de Yoshiwara, où se rencontrent les courtisanes et leurs clients.
    Des établissements les plus cotés jusqu'aux moins bien famés, dans chaque chambre, une femme et un homme se parlent, avant de passer aux choses sérieuses qui n'ont plus besoin de mots. Les dessins s'inspirent directement des " peintures du monde flottant " de Hokusai ou d'Utamaro. Les dialogues sont d'une extrême sophistication et font sentir toutes les nuances des relations et des attentes, des espoirs et des peurs, des rivalités et des fiertés.
    Où l'on s'aperçoit que la bande dessinée est, plus que tout essai savant et même que le roman ou le cinéma, le moyen d'expression idéal pour nous amener au coeur de l'intimité, quand un mot, un silence, un regard révèlent la vérité des êtres, de ces femmes parfois sublimes, de ces hommes qui les valent rarement.


  • voici huit histoires qui mettent en scène les courtisanes et leurs clients des quartiers de plaisirs, mais aussi les samouraïs et leurs combats sur les champs de bataille.
    huit histoires oú l'on retrouve ces thèmes éternels de l'amour, l'honneur, la nostalgie, la beauté de la force et l'autre beauté, celle de la fragilité. jamais dupe de l'illusion sur laquelle ces mythes du japon classique reposent, l'auteur leur garde néanmoins toute leur fascination. car comment survivre sans illusion ?.

  • Paradis

    Abe Shin'Ichi

    Des récits d'une profondeur et une fulgurance surprenantes, qui se déroulent dans le bassin minier de Chikuhô, région de l'île de Kyûshû et pays natal de l'auteur, l'une des figures historiques du genre gekiga (manga " expressionniste " ).
    La misère de la mine est universelle, et nul doute que les mines lorraines, anglaises ou silésiennes connaissent aussi ces personnages rêvant de soleil et finissant par se contenter de la chaleur de la lune.

  • Un jour d'inondation...
    C'est le jour qu'a choisi la pulpeuse Ayuko pour larguer les amarres, et laisser en rade son encombrant amant. Le jeune fils du photographe, qui passe par là dans sa barque, va l'aider à faire les cinquante mètres qui la séparent de la liberté. Un univers sub-tropical rétro, légèrement mystérieux, vu à travers les yeux d'un enfant : les petites cachotteries transparentes des adultes, les premiers émois pour une coiffeuse stagiaire ou une marchande de courges, l'érotisme des pluies de mousson...
    Un univers radieux qui oscille entre le réalisme poétique de la littérature sud-américaine et le néo-réalisme du cinéma italien, plein de fraîcheur et d'humour. Les histoires de Yuzuki Kazu nous donnent du bonheur pour longtemps.

  • Quand un jeune Japonais découvre dans ses pérégrinations humoristiques et ironiques les travers de la vie parisienne. Il scrute et déchi re en images notre quotidien dans ses moindres détails, comme le ferait un Florent Chavouet à Tokyo, et apprend à ses risques et périls les charmes de la France que nous découvrons dans ce livre comme dans un miroir.

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