• Ce livre est rare. Il présente, d'une manière alerte et vivante, les témoignages de Bocar Cissé sur l'école coranique, l'école française, l'École normale d'instituteurs William Ponty au Sénégal, la vie au front des tirailleurs sénégalais, les écoles de brousse, l'engagement des instituteurs dans le nationalisme africain.
    Un témoignage capital pour comprendre le Mali contemporain.

    Une telle somme est d'autant plus précieuse que les personnalités de la génération de Bocar Cissé ont eu une existence d'une profondeur historique unique : leur enfance a été bercée du souvenir encore présent de la vieille Afrique. Elles ont connu également la période coloniale, la période des indépendances et l'irruption du monde moderne. Éducateur né, Bocar Cissé a tenu une place dans la construction du Mali : comme instituteur, comme père d'enfants dont certains jouent aujourd'hui des rôles de premier plan, puis comme chercheur à l'Institut des sciences humaines.

  • Cet ouvrage examine l'influence sur les États actuels d'Afrique subsaharienne des conceptions du pouvoir héritées du passé : l'hypothèse de base est que les évolutions ressenties depuis 1960 sont largement conditionnées par la culture politique africaine ancienne, ce qui permet de mieux comprendre l'écart entre le fonctionnement des États et leurs constitutions libérales.

  • Cet ouvrage regroupe les communications du 35e colloque du CREDIC (Centre de Recherches et d'Échanges sur la Diffusion et l'Inculturation du Christianisme), organisé en 2014 à l'Université de Nantes en collaboration avec le CRHIA (Centre de Recherches en Histoire Internationale et Atlantique). Des chercheurs en histoire, en histoire de l'art et en anthropologie y étudient les identités missionnaires du xixe au xxie siècle. Leurs dix-huit contributions embrassent plusieurs horizons (Afrique, Amériques, Chine, France). Elles examinent le ressenti et le vécu des femmes et des hommes impliqués dans l'évangélisation.
    En s'intéressant aux groupes missionnaires, la première partie présente les différentes communautés d'appartenance qui donnent naissance à des identités collectives. Celles-ci sont à la fois influencées par des facteurs religieux (confession, congrégation, etc.) ou profanes (appartenances sociale, nationale, régionale, etc.). À travers une série de portraits, la partie suivante analyse les multiples dimensions des personnalités missionnaires. Plusieurs auteurs observent la tension qui existe entre l'identité assignée par les groupes d'appartenance et l'identité assumée par l'individu.
    La dernière partie met en avant le rôle des expériences pastorales dans la définition des identités. La diversité des contextes d'évangélisation modifie profondément la vision et l'action des missionnaires et contribue à de nombreux repositionnements identitaires. C'est cet aspect, multiple et changeant, de l'identité missionnaire qui est étudié au cours de cet ouvrage.
    Jean-Marie Bouron est docteur en histoire contemporaine, associé au CRHIA (Université de Nantes) et affilié à l'IMAf (Université Paris 1 Sorbonne). Ses recherches portent sur les dynamiques religieuses et les mutations sociopolitiques en situations coloniale et postcoloniale.
    Bernard Salvaing est professeur émérite d'histoire contemporaine à l'Université de Nantes. Il s'intéresse à l'histoire des missions chrétiennes et à l'histoire de la culture islamique (manuscrits arabes, sources orales) en Afrique de l'Ouest.

  • Ce manuscrit fait l'éloge de Shékou Amadou Lobbo, fondateur de l'Etat islamique du Macina, la dina, dans la Boucle du Niger. Il a été rédigé en arabe par Muhammad b. 'Ali Pereejo dans les semaines qui ont suivi la mort de Shékou Amadou, survenue en 1845. Il se termine par des poèmes en l'honneur du défunt, composés par quelques auteurs de la région.
    Ce texte, dans lequel Shékou Amadou est présenté à la fois comme un soufi (un mystique), un chef d'Etat et un imam, est d'autant plus précieux qu'il a été rédigé par un témoin oculaire, grand lettré en arabe. Il nous apporte de précieuses informations sur la culture religieuse et politique de la région, ainsi que sur la personnalité de Shékou Amadou.
    Nuls n'étaient plus qualifiés que Georges Bohas (agrégé d'arabe, professeur à l'École Normale Supérieure de Lyon), Abderrahim Saguer (docteur en linguistique et en lettres arabes, ingénieur de recherche à l'École Normale Supérieure de Lyon) et Bernard Salvaing (agrégé d'histoire, professeur à l'Université de Nantes) pour traduire et présenter ce manuscrit.

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