• Finir les restes

    Frederic Fiolof

    • Quidam
    • 4 Février 2021

    Associant des registres croisés (prose poétique, récit autobiographique, fiction, analyse réflexive), Finir les restes a pour fil rouge la « plainte » dont le modèle lointain et matriciel est peut-être à chercher du côté du Livre de Job. Finir les restes interroge l'humaine impossibilité de se conformer à la mort et démythifie souvent, de manière émouvante ou humoristique, les subterfuges ou les constructions sociales qui visent à la rendre tolérable. Dans un style le plus souvent simple et direct, ce «tombeau» se réapproprie les grands questionnements qui touchent à la mort. Par ses accents et variations, il s'inscrit dans un éventail qui va de Quelque chose noir de Jacques Roubaud et Nous deux encore de Michaux au Livre de ma mère d'Albert Cohen et Le premier homme d'Albert Camus.

  • Tout près et très loin de lui, il y a sa femme, ses enfants, sa peur, ses morts, un ange intermittent et une vieille fée à bout de souffle. Saisi d'étonnement perpétuel, il flotte entre ses souvenirs, ses rêves éveillés et l'âpreté de la vie.
    La Magie dans les villes parle de ce qu'il reste lorsqu'on a renoncé à tout. C'est aussi le portrait d'un homme désaccordé, banal et extravagant, qui porte la vie comme un costume mal taillé.

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