• L'affaire du cheval qui savait compter Nouv.

    Berlin, 1904. Charlotte, 16 ans, est livreuse de fruits et légumes. Elle se précipite comme tous les Berlinois rue Griebenow, où un pur-sang nommé Hans fait sensation. Du sabot, le cheval compte juste, choisit une carte à jouer et répond aux questions de son maître ! Est-il un génie ou un truqueur ? Décidée à le savoir, la jeune fille l'observe, puis se rend à la bibliothèque et au zoo pour enquêter. Son ami Théo et Bona Peiser, la première femme bibliothécaire d'Allemagne, l'aident. Des sociétés savantes viennent observer le cheval prodigieux. Un jour, un savant invite Charlotte à tester Hans. Et...

  • Varsovie, fin du XIXe siècle. Marie et Bronia, deux soeurs vivant dans une Pologne asservie par la Russie, n'ont qu'une obsession : aller à l'université. Marie rêve de devenir chimiste, Bronia, médecin. Malheureusement, l'occupant russe interdit aux femmes de faire des études. C'est compter sans l'esprit de rébellion des deux jeunes filles.Un soir d'automne, à la lueur d'une lampe à pétrole, les deux soeurs décident de sceller un pacte qui les mènera jusqu'aux portes de la Sorbonne, à Paris.

  • Rosa, 14 ans, veut vivre de sa passion: la peinture animalière. Le mariage ne rentre pas dans ses plans, d'autant que c'est pour Nathalie, la fille d'amis de son père, que son coeur bat. Mais dans le Paris du xixe siècle, les femmes ne sont pas libres. Certaines formations, comme les Beaux-Arts, leur sont interdites. Certains lieux sont dangereux si elles s'y rendent seules. Quant à vivre libre? Ce serait le scandale assuré !
    Malgré son jeune âge, Rosa compte bien imposer ses choix. Aidée de son père et de Nathalie, elle prend des cours de peinture et se rend au Louvre pour s'inspirer des plus célèbres tableaux de l'Histoire ! Rosa n'accepte aucun compromis. Entrer dans le monde de l'art, pour elle, c'est s'affranchir de la loi des hommes.

  • Le roman, inspiré de faits réels, se déroule durant l'été 1917 en Angleterre, à Cottingley. Elsie, 16 ans, s'occupe de sa cousine Frances, 9 ans, venue vivre chez elle avec sa mère, le temps que la guerre se termine. Un jour, réprimandées après une promenade, les cousines inventent une excuse : elles ont vu des fées près du ruisseau ! Pour le prouver, Elsie, passionnée de photographie, prend en photo Frances posant devant des fées en carton. Le truquage est si réussi que leurs mères, émerveillées, les croient. Elles décident de prendre une autre photo...

  • Sans sa soeur aînée Bronia, Marie Curie serait restée gouvernante d'enfants. Elle n'aurait jamais gagné Paris pour s'inscrire à la Sorbonne, ni épousé Pierre Curie, sans doute pas découvert la radioactivité et encore moins obtenu deux prix Nobel.
    Sans Marie, Bronia Dluska ne serait pas devenue l'une des premières femmes médecins, elle n'aurait pas ouvert le meilleur sanatorium de Pologne ni dévoué autant d'énergie à ses engagements, côtoyant les esprits les plus brillants de son temps.
    Entre la Pologne et Paris, de 1867 à 1934, les deux femmes ont tout partagé, ambitions professionnelles, douleurs de l'histoire, joies et drames privés. Toujours présentes l'une pour l'autre, travailleuses acharnées, Bronia et Marie étaient intimement convaincues que le progrès scientifique apporterait le bonheur à leurs semblables. Mais pour elles la famille passait avant tout.
    C'est le portrait croisé de ces pionnières, aux destins indissociables, que raconte Natacha Henry pour la première fois.

  • « Le 26 avril 1889, à New York, tout le charivari du Wild West Show monta à bord du Persian Monarch, piloté par le capitaine Bristow. Après la tournée en Angleterre, en 1887, c'est sur ce même quatre-mâts à vapeur que le vieux loup des mers avait ramené toute la compagnie.
    Lorsque la troupe, son paquetage et ses bêtes gagnèrent le navire en partance pour Le Havre, il pleuvait des trombes. Enveloppés dans des couvertures qui gouttaient, les Indiens grelottaient, malheureux de s'être fourvoyés dans cette galère. » 1889. Depuis la mort de sa compagne, Rosa Bonheur vit terrée dans son château. Lorsqu'elle apprend que Buffalo Bill arrive en France avec son spectacle, le Wild West Show, elle y voit l'occasion unique de dessiner, d'après nature, des bisons, des chevaux de rodéo, et même des Indiens lakotas. De son côté, Bill s'imagine que la célèbre peintre pourrait faire son portrait...
    Malgré un océan de différences, l'artiste féministe et l'aventurier du Far West prendront plaisir à échanger sur les arts et l'amour de la nature, au gré d'un dialogue qui se transformera en un solide attachement.
    Entre le Vieux et le Nouveau Monde, l'histoire vraie d'une magnifique amitié élective.

  • Chaque année, des milliers de femmes fuient leur domicile en pleine nuit, courent en larmes chez une amie, sont sauvées in extremis par les voisins ou atterrissent aux urgences, victimes de coups, de brûlures, de viol conjugal...
    Pour quitter un homme violent, il faut du courage. Du courage, mais aussi des volontaires prêts à tendre la main. Qui ne pensent pas que " si elle reste, c'est qu'elle aime ça ". Car, dans tous les milieux, si elle reste, c'est qu'elle ne sait ni comment partir ni où aller. Surtout si elle a des enfants. Partir c'est échapper aux coups et se libérer des reproches incessants, des mots qui blessent, d'une emprise psychologique qui enferme dans une cage parfois dorée.
    /> Pendant plusieurs mois, Natacha Henry s'est immergée dans un foyer d'accueil pour femmes battues. Frapper n'est pas aimer fait ainsi entendre Fatou, Djamila, Christine et les autres, avec leurs soucis, leurs peurs et leurs éclats de rire. Bien loin d'une descente dans un quotidien misérabiliste, ce livre donne de l'espoir. Il nous fait rencontrer des policiers formés à l'écoute des victimes, des assistantes sociales qui conseillent les plus vulnérables, des médecins qui refusent de croire au " je me suis cognée contre la porte " et des magistrats qui ne sont pas dupes devant la comédie des agresseurs.
    Partant du constat que le silence encourage les violences, Natacha Henry a choisi de donner la parole aux acteurs et aux actrices de terrain. Pour que les victimes sachent qu'elles ne sont pas seules.

  • ÇÊAvec des yeux comme a, je ne peux rien vous refuserÊÈ, ÇÊvotre tŽlŽphone, il est sur le menuÊ?ÊÈ, ÇÊvous tes mariŽeÊ? c'est pas grave, je suis pas jaloux...ÊÈ Entre la drague et le harclement sexuel, il existe chez certains hommes une faon plus ou moins vulgaire et Žquivoque de sÕen prendre aux femmes, en particulier dans le monde du travail... En une phrase ou deux, ils sexualisent la relation et mettent leur interlocutrice en position dÕinfŽrioritŽ.
    Du regard appuyŽ au commentaire dŽplacŽ en passant par la remarque ÇÊlimiteÊÈ, Natacha Henry dŽcrit et analyse ce comportement quÕelle baptise du nom de ÇÊpaternalisme lubriqueÊÈ et qui ponctue le quotidien des femmes. Aucune loi ne lÕinterdit - serait-ce pertinentÊ?
    Mais la sociŽtŽ tolre et incite mme les femmes ˆ trouver cela dr™le et sympathique. En tout cas, elles ont mis en place d'invisibles stratégies de résistance...

  • Après le temps vantant l'amour libre, l'émancipation sexuelle ou la femme libérée, un vent mauvais, contre-révolutionnaire et misogyne, souffle sur notre pays. En effet, en dépit des discours sur l'égalité homme-femme et l'image ultra-médiatisée de quelques femmes, plus ou moins jeunes, assumant pleinement leur liberté justement se dissimule une réalité bien moins réjouissante. En France comme dans de nombreux pays démocratiques, les " moralitaires " tentent d'imposer, avec un certain succès souvent, leur vision archaïque et paternaliste de l'éducation et de la place du " sexe faible " dans la société. Hier " catins " aujourd'hui " tentatrices ", leur cible privilégiée, véritable sorcière des temps modernes, est la " fille facile ", celle qui " couche le premier soir " , celle qui est la maîtresse du patron, celle qui porte un string apparent et/ou celle qui multiplie apparemment les partenaires. Opposé quasi monstrueux et inquiétant de la si politiquement correct et cadrée " fille bien ", cette " fille facile " est même devenue l'archétype de la femme " trop libre ". Mais, peut-on véritablement être " trop libre " ? En tentant de s'imposer à travers projections fantasmatiques, discours réactionnaires et jugements subjectifs, cette idée de " fille facile ", de traînée ou de " te-pu ", notre société adopte de fait un nouvel instrument de contrainte sexiste au service d'une morale conservatrice. Et... une autre façon de voiler les femmes.
    À travers cette enquête minutieuse, l'essayiste, Natacha Henry nous offre un réquisitoire implacable sur le nouvel âge du sexisme. Et la féministe d'affirmer (et de démontrer) sans ambages : Non ! Les filles faciles n'existent pas !

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