Judaïsme

  • Bien que la communauté juive soit de plus en plus attaquée sur le sol français, Yann Boissière veut croire qu'elle a toute sa place dans la vie de la nation et qu'elle a les atouts pour apporter sa contribution à notre vivre-ensemble.
    Passant en revue les grands enjeux qui interrogent les juifs de France - l'antisémitisme, la laïcité, le rapport à Israël, le dialogue interreligieux -, l'auteur montre comment le judaïsme peut aujourd'hui faire oeuvre de paix et de liant au sein du cadre républicain.
    Un essai enthousiaste et roboratif, un cri d'amour pour la France.

  • Quand et où est né le judaïsme ? Qu'est-ce que le chabbath ? Que signifie la Kabbale ? En quoi consiste la pensée talmudique ? Quels sont les courants du judaïsme ? Quelle différence y a-t-il entre les Ashkénazes et les Sépharades ? Qu'est-ce que l'humour juif ?
    Le judaïsme, la plus ancienne des religions monothéistes, a survécu en perpétuant des rituels et une pensée en constante évolution, grâce aux rabbins qui interprètent et adaptent les fondements bibliques du livre du Talmud.
    Dans cet ouvrage magnifiquement illustré, Éliette Abécassis nous offre une vision intemporelle et actuelle du judaïsme, dans un texte servi par une écriture limpide, alerte et largement argumentée. Elle nous aide à mieux appréhender 50 notions-clés, que ce soit l'histoire du peuple juif, la pensée, les fêtes, la tradition ou encore la transmission.
    Comprendre le judaïsme, c'est renouer avec le passé et éclairer le monde moderne. C'est aussi une manière de combattre tous les préjugés tenaces qui peuvent encore sévir à propos de cette religion, dont le sens du sacré irrigue un présent sans cesse renouvelé.

  • « C'est de l'hébreu pour moi ! » Cette expression populaire marque bien le sentiment d'étrangeté que suscite souvent la langue dans laquelle est écrite la Bible. Pourtant, au même titre que le grec et le latin, l'hébreu est à la source notre patrimoine culturel et spirituel. Tel est le paradoxe que relève Julien Darmon, et qui le conduit à déconstruire les préjugés ancestraux pesant sur une langue réputée « difficile », lointaine parce que « sémitique », « langue morte » qui aurait été réveillée uniquement par le sionisme, etc.
    Une fois écartés ces obstacles imaginaires, l'hébreu nous livre son génie propre : celui des 22 lettres de son alphabet qui peuvent se combiner d'une manière quasi infinie, donnant au texte « divin » une extraordinaire polysémie. Tout fait sens dans l'écriture de la Torah, et la tradition juive se caractérise par une incomparable liberté d'interprétation. Les chrétiens eux-mêmes gagneraient à s'initier à la langue dans laquelle priait Jésus, dont les paroles prennent des connotations insoupçonnées à la lumière de leurs résonances sémitiques. Julien Darmon en livre maints exemples et démontre ainsi que, loin de lui être opposé, l'Esprit réside au coeur de la Lettre.

  • Le Coran est-il antisémite ? L'islam véhicule-t-il une « haine du Juif » qui le rend incompatible avec les valeurs occidentales ? Le regard de l'islamologue est indispensable pour dépassionner le débat et sortir des jugements à l'emporte-pièce. Sans rien masquer des aspects les plus problématiques, le grand savant Meïr M. Bar-Asher fait le point sur ce dossier brûlant. Il passe en revue l'image des « fils d'Israël » et des « Juifs » dans le Coran et le Hadîth, ainsi que les bases coraniques du statut de dhimmi. IL s'attarde également sur l'apport extraordinaire de la tradition juive à l'exégèse musulmane du Coran, ainsi que sur les parallèles entre les lois religieuses juive et musulmane, halakha et sharia. Il montre surtout que la question du rapport de la tradition islamique à la figure du Juif et au judaïsme est complexe, et qu'on ne saurait la ramener à la caricature qu'en donnent tant les prédicateurs islamistes que les islamophobes.
    Un ouvrage accessible, essentiel pour comprendre les enjeux de société actuels.

  • Le judaïsme : histoire, fondements et pratiques de la religion juive Nouv.

    Le judaïsme est la plus ancienne des religions monothéistes, dans la lignée des fils d'Abraham. De fait, il constitue l'origine de notre culture. Comprendre le judaïsme, c'est donc à la fois renouer avec le passé et éclairer le monde contemporain. En s'appuyant sur des « mots-clés » - bar mitzvah, diaspora, Kabbale, Shoah... -, des mots connus mais des réalités mal comprises, ce livre propose une première approche qui n'a pas la prétention d'être exhaustive, mais d'aller à l'essentiel pour découvrir la tradition juive et inciter à la lecture des textes fondateurs.

    Notions - Figures - Citations.

  • Contrairement à ce qu'affirment tous les fondamentalismes, la transmission d'un héritage ne doit pas être une réplication à l'identique. Elle dépend d'une infidélité partielle, garante de surgissements inattendus, aujourd'hui comme hier.
    Mariant filiation et rupture, la tradition juive ne se renouvelle qu'en étant bousculée et nourrie par sa rencontre avec d'autres. Delphine Horvilleur illustre brillamment cette vision ouverte de la religion et revisite, loin des interprétations convenues, quelques épisodes fameux de la Genèse. Elle montre aussi sa capacité à repenser les grands problèmes contemporains à partir de la tradition rabbinique.
    Procédant avec clarté et humour, elle aborde successivement trois thèmes : comment, selon le judaïsme, se fabriquent un parent, une identité et un désir, c'est-à-dire la possibilité d'enfanter l'avenir.
      Pétillant d'intelligence. Jean-François Birker, La Croix.

  • La Torah est le texte fondateur de la religion juive et, d'une certaine ma­nière, de la foi chrétienne. Elle est lue, méditée et commentée depuis plus de 2 000 ans, aussi bien dans les milieux les plus piétistes que dans les universités contemporaines. Elle a inspiré l'art et la littérature mais elle est souvent connue par ouï-dire. Cet ouvrage de référence propose une lecture guidée de la Torah : il présente la genèse, les grands récits et les concepts de ce texte fondateur. Pédagogique et vivant, il repose sur de nombreuses citations, évoquant tant la vie des grandes figures bibliques que la position de la Torah sur les principales questions de société. Une approche nouvelle, qui introduit avec précision à la connaissance et à la compréhension de nos références culturelles communes.

  • Comment lire la Torah ? Toute lecture fondamentaliste d'un livre saint met en péril la liberté, en le figeant dans une vérité immuable. Toute lecture historique et critique comprend ce livre en fonction de son contexte historique d'écriture, mais en omettant la question du sens de ce livre pour les lecteurs d'aujourd'hui. Le présent ouvrage montre comment une lecture spirituelle selon la tradition juive permet de sortir de cette impasse : la langue des textes étudiés porte des significations à déployer dans le temps, grâce à leurs innombrables lecteurs ; elle ne sépare jamais la quête de la vérité d'un travail exigeant sur soi-même. Dès lors, lire la Torah, c'est aussi voyager dans l'histoire, avec d'autres hommes et femmes. La Torah parle bien de notre présent, et ne donne pas de solutions.

  • De la haine du juif : essai historique Nouv.

    Pascal Ory s'interroge en historien sur les origines et la persistance de l'antisémitisme, dans un essai utile et percutant appelé à faire débat face à la montée de l'islamo-gauchisme.
    C'est une tragédie en trois actes, avec un prologue.
    Le prologue se situe en des temps très lointains, avant l'ère chrétienne. Le peuple juif, contrairement à une version très répandue (on appelle ça la Bible), n'y fait pas l'objet d'une attention particulière.
    Acte 1 : Si le monothéisme juif n'était pas un problème pour les polythéistes, le judaïsme, lui, est un problème pour les chrétiens - donc, dans la foulée, pour les musulmans - : le peuple élu refuse obstinément de reconnaître ici son sauveur, là son prophète. Mauvais exemple.
    /> Acte 2 : Lorsque l'Occident va commencer à s'éloigner de l'hégémonie chrétienne, cela fait déjà mille cinq cents ans qu'il y a une supposée « question juive ». Ça laisse des traces, que le monde moderne ne pourra jamais effacer, surtout quand une certaine science invente la « race », quand un certain athéisme invente l'« antisémitisme ».
    Acte 3 : À peine, avec la défaite d'Hitler, cette haine-là a-t-elle été anéantie que la naissance de l'État d'Israël en allume une troisième, « antisioniste », géopolitique, qu'on peut instrumentaliser à loisir, et qui n'a aucune (dé)raison de s'éteindre.
    Et voilà pourquoi la judéophobie ne remonte pas à la nuit des temps, mais prend date pour être éternelle.

  • Supportant mal que les lois israéliennes m'imposent l'appartenance à une ethnie fictive, supportant encore plus mal d'apparaître auprès du reste du monde comme membre d'un club d'élus, je souhaite démissionner et cesser de me considérer comme juif.

    Couverture : création Studio Flammarion

  • Le sexe des âmes : aléas de la différence sexuelle dans la cabale Nouv.

    La cabale a développé au sein du judaïsme un vaste réseau d'interprétations qui a permis l'édification d'un système accordant place et reconnaissance religieuse aux formes multiples de l'identité sexuelle, à la bisexualité, aux distorsions entre le «sexe des corps» et le «sexe des âmes» et à une économie complexe du désir, dont nos sociétés contemporaines sont également le reflet. C'est ce réseau que Charles Mopsik a exploré, à travers l'étude des écrits de grands cabalistes, tels que Hayyim Vital, Isaac Louria, ou Abraham ben David de Posquières. Ces essais que Charles Mopsik (1956-2003) avait voulu rassembler en volume, suite à son édition du Secret du mariage de David et Bethsabée de R. Joseph Gikatila (L'éclat, 2003), donnent toute la mesure de son génie paradoxal.

  • Pour le judaïsme, la première question n'est pas «Qui est Dieu?» mais «Comment Dieu se révèle-t-il aux hommes?» Cette interrogation fondamentale, les maîtres y répondent de façon surprenante : Dieu s'est révélé dans un Livre. La tâche primordiale de l'homme est dès lors de lire, d'étudier, de commenter, d'interpréter, de transmettre... Car c'est en interprétant que l'homme peut restituer l'infini du sens et l'Infini de Dieu.
    Les traces de ce dialogue entre les hommes et Dieu sont déposées dans le Talmud, qui se présente comme un commentaire de la Bible, rédigé entre le IIe siècle avant J.-C. et le VIe siècle après J.-C. Une prodigieuse rhapsodie de lectures et d'interprétations, toujours formulée au coeur de discussions entre les maîtres, où s'énonce une éthique de la relation à l'autre homme.
    Depuis quinze siècles, le Talmud est la véritable Bible du peuple juif, passage obligé de toute interprétation des Écritures, à la fois sur le plan du droit (halakha) et de la philosophie (aggada), réflexion décisive pour les règles de vie et référence incontournable pour l'intelligence de la Révélation.

  • L'histoire que Simon Schama entreprend de nous conter ici raconte l'héroïsme de la vie quotidienne autant que les grandes tragédies. Elle n'est pas l'histoire d'une culture à part, mais celle d'un monde juif immergé dans les peuples au milieu desquels il a vécu et marqué par eux. C'est en cela que l'histoire des Juifs est l'histoire de tous.
    L'histoire que Simon Schama entreprend de nous conter ici est à nulle autre pareille.
    Tout au long des dernières décennies, des découvertes archéologiques ont renouvelé notre vision de la manière dont a vu le jour la Bible, qui allait devenir le patrimoine d'une bonne partie de la planète. D'une extrémité du monde juif à l'autre ont été exhumées des mosaïques qui bouleversent notre idée de ce qu'étaient une synagogue et le culte juif, mais aussi de tout ce que cette religion, dans ses formes, partageait avec le paganisme et le christianisme primitif.
    Cette histoire s'étend sur les millénaires et les continents - de l'Inde à l'Andalousie, des bazars du Caire aux rues d'Oxford. Elle nous emmène d'un royaume juif dans les montagnes de l'Arabie du Sud à une synagogue syrienne aux murs peints étincelants, en passant par la colonie juive installée dans l'île d'Éléphantine, en Haute-Égypte, dès le vie siècle avant notre ère.
    Simon Schama nous conte avec maestria cette épopée où l'héroïsme de la vie quotidienne côtoie les grandes tragédies, et pose son regard d'historien de l'art sur les trésors qu'elle nous a légués. L'histoire des Juifs n'est pas, comme on l'imagine souvent, celle d'une culture à part, mais celle d'un monde juif immergé dans les peuples au milieu desquels il a vécu et marqué par eux, des Égyptiens aux Grecs, des Arabes aux chrétiens. C'est en cela qu'elle est l'histoire de tous.

  • Le judaïsme ancien du VIe siècle avant notre ère au IIIe siècle de notre ère ; des prêtres aux rabbins Nouv.

    Pluriel et ancré dans son histoire, le judaïsme n'en obéit pas moins à une loi, la torah, dont le développement est soumis aux époques et aux territoires qu'elle traverse. Les huit siècles couverts ici sont ceux du glissement du judaïsme des prêtres à celui des chrétiens et des rabbins, du judaïsme de Palestine à celui de la Diaspora. A la suite notamment de l'échec des révoltes contre Rome, il a fallu à ce peuple forgé dans la déportation, qui ne reconnaît d'autre dieu que le sien, affirmer mais aussi - bien plus qu'on ne le croit - adapter son identité.
    Dans cette somme sur le judaïsme ancien, nouant les histoires politique et religieuse, il apparaît évident que l'évolution de la religion judéenne - juive -, mais aussi de la culture et de la société qui en découlent, n'est pas le produit d'une autarcie. Le judaïsme s'est moulé dans son époque, a évolué avec elle et les civilisations qui l'ont faite. Cette histoire antique y est décryptée dans une étude qui fera date pour tous ceux qui cherchent à comprendre réellement les racines d'un judaïsme bien moins figé que l'historiographie ne l'a laissé transparaître jusqu'ici.

  • Cet ouvrage, clair et accessible, permet de comprendre la religion juive et l'universalité de son message et, bien au-delà, de connaître l'histoire d'un peuple et sa contribution aux nombreuses civilisations nées dans son sillage. Religion, culture, identité en dialogue ininterrompu avec le monde, le judaïsme est tout cela à la fois. Et, en dépit des tragédies qui l'ont frappé, c'est une vitalité et une créativité toujours renaissantes qui le caractérisent.

  • Shabbat

    Benjamin Gross

    • Eclat
    • 5 Mars 2020

    L'institution du Shabbat est la plus importante contribution du judaïsme à l'humanité, tout en étant le fondement de la vocation spécifique d'Israël. Résistance à l'oubli de l'origine, appel à la maîtrise du temps pour assurer la liberté de l'homme, évocation d'un jour futur « qui sera tout entier Shabbat et repos pour une vie du monde qui vient », il introduit dans l'existence une dimension essentielle, dont le monde contemporain, livré à la démesure, doit absolument prendre conscience. À un projet prioritairement économique, obsédé par la satisfaction du besoin et le culte de la croissance, il oppose une vision d'avenir liée non à un manque, mais à une plénitude. Il rappelle l'indispensable valeur de la limite et du lien entre les générations.

  • La Torah est au centre de la vie et de la culture juives depuis l'Antiquité, mais son contenu est pourtant largement méconnu. Qui sont Aaron, Moïse et Miriam ? Pourquoi Dieu a-t-il demandé à Noé de construire une arche ? Quels sont les commandements, colonne vertébrale du judaïsme ? En 50 notions, Pauline Bebe décrypte ici la Torah, pour les lecteurs de tous horizons qui désirent en savoir plus sur le texte saint de la plus ancienne religion monothéiste de l'Histoire.
    50 notions dont :
    Amour.
    Espoir.
    Miracle.
    Prière.
    Révélation.
    Shabbath.

  • Le judaïsme ne saurait se réduire à un ensemble spécifique de croyances et de rites. Cette religion propose une culture globale qui recouvre à la fois un enseignement doctrinal, un système de lois très développé, un mode de vie particulier et un système social étendu. Fondé sur des formes de savoirs et des modèles intellectuels, éthiques et politiques instruits par des textes écrits et des traditions orales, le judaïsme repose également sur sa société particulière, définie par le peuple juif mais aussi par les convertis qui se joignent à lui, quelle que soit leur origine.
    Cette culture globale est plurimillénaire : une bibliothèque juive traditionnelle contient à la fois des ouvrages de la haute antiquité (Bible) et de l'antiquité tardive (Talmud, Midrach), et un très grand nombre de textes et d'études, relayés depuis l'époque médiévale, qui vont du commentaire biblique ou talmudique au traité philosophique ou cabalistique. Au-delà des textes, la tradition hébraïque enveloppe de fait toutes les dimensions de la vie, depuis les idées les plus hautes de la métaphysique jusqu'aux détails les plus pointus de la relation de chacun à son corps, aux objets du monde et à autrui.

  • La découverte inespérée des registres du collège Gambetta, grâce à l'acharnement de Claude Smadja, l'un des initiateurs du Comité Tlemcen, a permis que le nom de ma soeur Bella soit gravé avec ceux de ses camarades d'école assassinés comme elle

  • Le Livre de Coutumes de Shimon Guenzburg, paru à Venise en 1593 et traduit par Jean Baumgarten (Des coutumes qui font vivre, L'éclat, 2021) a révélé un personnage haut en couleur qui contribua, grâce au livre, à ce que le judaïsme survive à l'exil et aux persécutions. Qu'est-ce qui fait qu'au moment du plus grand danger des individus se consacrent à coucher sur le papier les us et les coutumes d'une communauté qui risque de disparaître ? On ne sait presque rien de ce Shimon Guenzburg, mais son action est d'importance.
    Comment la raconter ? L'imaginaire vient alors supplanter l'Histoire, comme "la coutume efface la Loi". Sous la forme d'une correspondance entre l'éditeur typographe et la jeune vénitienne, Tirzah Adelkind, bien curieuse de son monde et de son temps, Patricia Farazzi et Jean Baumgarten font revivre ce qu'a pu être cette amitié par les livres dans le ghetto de Venise au XVIe siècle.

  • À côté de la Bible - la Loi écrite -, le Talmud constitue la Loi orale, l'enseignement jamais interrompu de la tradition juive, sa mémoire et les racines de sa culture.

    Réflexion à partir de ce texte sacré, Le Livre brûlé se déploie en trois livres : le premier présente une introduction à l'univers talmudique ; le deuxième commente deux textes importants de la Michna et de la Guémara, qu'il confronte aux réflexions philosophiques contemporaines ; le troisième, enfin, interroge la figure énigmatique d'un maître hassidique, Rabbi Nahman de Braslav, qui, sentant la mort venir, détruisit par le feu un de ses écrits...

    Ces trois livres en suscitent d'autres, à l'infini, et posent la même question : ne faut-il pas « détruire » les livres pour donner naissance à la pensée, pour créer le renouvellement du sens ? Pour que la fidélité aux écritures ne se pétrifie pas en refus aveugle du temps et de l'Histoire ?

  • Le Zohar, ou Livre de la splendeur, est un classique de la mystique juive, et le livre le plus achevé de la Kabbale.
    De ce commentaire de la Loi (qui suit le plan des cinq premiers livres de la Bible), notre volume présente des extraits choisis pour leur vivacité colorée dans la description de la vie spirituelle, pour leur acuité dans l'exégèse de l'Écriture, pour le caractère multiple de la pensée sur l'âme, la vie de la foi, l'amour humain et l'amour divin, la souffrance et la mort, l'exil et la rédemption.
    Gershom Scholem, dont la compétence en matière de mystique juive reste mondialement reconnue, fait, dans l'Introduction, le point de ce que l'on sait aujourd'hui de cette oeuvre majeure et de son auteur.

  • Dilaceratio Corporis est une collection dirigée par Nicolas Delestre sous la responsabilité éditoriale de Laurence Loutre-Barbier Rites funéraires du judaïsme présente les rites du judaïsme qui à l'époque contemporaine compte plusieurs courants principaux : orthodoxe, traditionnaliste, réformé ou libéral.
    Certaines prescriptions très anciennes concernant la mort d'un proche continuent d'être respectées :
    Inhumation et non crémation, délai très court entre décès et mise en terre, recours à une hevra qaddisha, simplicité du cercueil et de l'enterrement, déchirure d'un vêtement des personnes directement en deuil et récitation du Qaddish* devant la fosse. Les rites funéraires juifs ignorent l'embaumement et l'exposition du défunt.

  • Voici un peuple dont le passé et le présent se confondent avec ceux de l'humanité tout entière, enjambant les siècles, les continents et les civilisations, depuis l'Egypte des pharaons jusqu'à la Russie soviétique, en passant par le monde gréco-romain, l'Europe chrétienne, l'Orient musulman, les Grandes Découvertes, la Révolution française, la Première Guerre mondiale, la Shoah et la naissance de l'Etat d'Israël.
    Précis et rigoureux, Michel Abitbol retrace cette longue aventure où s'entremêlent événements tragiques et heureux, courants religieux, littéraires et politiques, animés par de grandes figures qui ont marqué leur temps. L'auteur nous donne ainsi de précieuses clés pour mieux appréhender l'histoire bien souvent méconnue de ce « peuple-monde ».
     

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