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  • George Orwell - La Ferme des animaux:
    La Ferme des animaux s'agit d'un apologue écrit sous la forme d'une fable animalière, mais également d'une dystopie. Dans ce roman, George Orwell propose une satire de la Révolution russe et une critique du régime soviétique, en particulier du stalinisme, et au-delà, des régimes autoritaires et du totalitarisme.

  • Impression en « gros caractères ». Extrait : L'année 1866 fut marquée par un événement bizarre, un phénomène inexpliqué et inexplicable que personne n'a sans doute oublié. Sans parler des rumeurs qui agitaient les populations des ports et surexcitaient l'esprit public à l'intérieur des continents, les gens de mer furent particulièrement émus.

  • Le professeur Lidenbrock trouve un document dans lequel il apprend l'existence d'un volcan éteint dont la cheminée pourrait le conduire jusqu'au centre de la Terre. Accompagné de son neveu Axel et du guide Hans, il se rend au volcan Sneffels, en Islande, et s'engouffre dans les entrailles de la Terre. Ils ne tarderont pas à faire d'étonnantes découvertes...

  • Au début du siècle, une petite pension sur la Riviera. Grand émoi chez les clients de l'établissement : l'épouse d'un des pensionnaires, Mme Henriette, est partie avec un jeune homme qui pourtant n'avait passé là qu'une journée. Seul le narrateur prend la défense de cette créature sans moralité. Et il ne trouvera comme alliée qu'une vieille dame anglaise sèche et distinguée. C'est elle qui, au cours d'une longue conversation, lui expliquera quels feux mal éteints cette aventure a ranimés chez elle... Vingt-quatre heures de la vie d'une femme (Vierundzwanzig Stunden aus dem Leben einer Frau) est le titre d'une nouvelle de l'écrivain autrichien Stefan Zweig, publiée pour la première fois en 1927 dans le recueil La Confusion des sentiments (Verwirrung der Gefühle) avec cette nouvelle éponyme et Destruction d'un coeur (Untergang eines Herzens). L'idée du récit d'une femme en une journée a été inspirée à l'auteur par le roman épistolaire de la Princesse de Salm, Vingt-quatre heures d'une femme sensible, publié en 1824.

  • À l'ombre des jeunes filles en fleurs - À la recherche du temps perdu 2 :

    Résumé : Amoureux de Gilberte, le narrateur finit par être reçu chez les Swann. Ses visites deviennent régulières. Il y fait la connaissance d'un écrivain connu qu'il admire, Bergotte. Mais Gilberte ne tarde pas à le trouver trop présent, trop envahissant. Leur relation se tend et finit par se rompre. Le jeune homme en ressent une vive souffrance mais continue à voir les Swann. Puis, peu à peu, son chagrin s'estompe. Sa santé fragile nécessite, deux ans après ces événements, un séjour à Balbec où il part avec sa grand-mère. Il s'habitue peu à peu à la vie de cette petite ville, y rencontre une amie de sa grand-mère et son neveu, dont il fait la connaissance, d'abord de manière quelque peu rugueuse. Il rencontre également une bande de jeune fille, parmi lesquelles Albertine dont il tombe amoureux mais qui le repousse...

  • Anna Karénine

    Leon Tolstoi

    Texte intégral en un seul volume. Anna, épouse d'Alexis Karénine, haut fonctionnaire de l'administration impériale de Russie, mène une vie tranquille à Saint Pétersbourg en 1880. Mais son destin est bouleversé lorsqu'elle croise le regard du séduisant comte Wronski sur un quai de la gare de Moscou. La passion les submerge. Aveuglée par les lendemains merveilleux que lui laisse miroiter son amant, elle fait alors le choix de vivre pleinement son amour, en femme libre, tout en assumant le regard réprobateur d'un milieu social de plus en plus pesant. Anna Karénine n'est pas seulement une histoire d'amour. C'est aussi un dilemme pour une jeune femme de la fin du XIXe siècle russe : vivre avec l'homme qu'elle aime et subir la honte ou rester avec son mari et vivre malheureuse... Une histoire d'adultère, de femme désespérée, d'homme orgueilleux, de société bernée par ses propres règles... Comme une fresque de toute la société russe de la fin du XIXe siècle que l'auteur nous dépeint à travers la passion dévorante d'Anna...

  • En juin 1857, Charles Baudelaire publie Les Fleurs du Mal, quelques mois seulement après que Flaubert a été jugé pour outrage à la morale publique et religieuse et aux bonnes moeurs à cause d'extraits de Madame Bovary jugés trop sulfureux. Sans surprise, il est accusé à son tour. La justice, qui a finalement acquitté le romancier, condamne le poète maudit et le contraint à supprimer six pièces, dont Les Bijoux et Les Métamorphoses du vampire, pour leur caractère explicitement érotique et provocateur. Ce n'est qu'en 1949 que Baudelaire est réhabilité à titre posthume, la cour reconnaissant bien tard le frisson nouveau que ce recueil apporte à la littérature..

  • Madame Bovary

    Gustave Flaubert

    Charles Bovary, après avoir suivi ses études dans un lycée de province, s'établit comme officier de santé et se marie à une riche veuve. À la mort de celle-ci, Charles épouse une jeune femme, Emma Rouault, élevée dans un couvent, vivant à la ferme avec son père (un riche fermier, patient du jeune médecin). Emma se laisse séduire par Charles et se marie avec lui. Fascinée par ses lectures romantiques, elle rêve d'une nouvelle vie, en compagnie de son nouveau mari. Madame Bovary. Moeurs de province, couramment abrégé en Madame Bovary, est un roman de Gustave Flaubert paru en 1857 chez Michel Lévy frères. Il s'agit d'une oeuvre majeure de la littérature française et mondiale.

  • Dans la France du 17ème siècle, Cyrano de Bergerac, intrépide capitaine de la compagnie des Cadets de Gascogne, est éperdument amoureux de sa cousine Roxane. Malheureusement, affublé d'un nez qui le rend très vilain, il n'ose lui déclarer sa flamme. Par amour pour elle, il accepte de protéger son rival, le beau Christian de Neuvillette, et va jusqu'à écrire des lettres pour l'aider à séduire la belle Roxane... Cet ouvrage trouve naturellement sa place dans une bibliothèque scolaire et offre une excellente opportunité de découvrir ou de redécouvrir ce grand classique.

  • Impression en « gros caractères ». Extrait : Ceux qui jugent et qui condamnent disent la peine de mort nécessaire. D'abord, parce qu'il importe de retrancher de la communauté sociale un membre qui lui a déjà nui et qui pourrait lui nuire encore. S'il ne s'agissait que de cela, la prison perpétuelle suffirait. A quoi bon la mort vous objectez qu'on peut s'échapper d'une prison ? Faites mieux votre ronde, si vous ne croyez pas à la solidité des barreaux de fer, comment osez-vous avoir des ménageries ?

  • Bel-ami

    Guy de Maupassant

    Georges Duroy est un ancien sous-officier du 6e régiment des hussards ayant passé des années en Algérie, qui travaille dorénavant dans les chemins de fer à Paris. Très dépensier, il peine à joindre les deux bouts, mais retrouve par hasard un ancien camarade de régiment, Charles Forestier. Attristé par la situation de Duroy, Forestier, rédacteur au journal La Vie Française, l'engage comme journaliste et l'invite à une soirée mondaine chez lui. Duroy s'y fait remarquer par ses récits sur la vie en Algérie, en particulier par Clotilde de Marelle, une amie de Forestier. Étant incapable d'écrire le jour suivant un article sur l'Algérie comme requis, il va demander de l'aide à Forestier, qui le fait aider par sa femme, Madeleine Forestier. Georges gravit peu à peu les échelons et commence une relation avec Clotilde de Marelle, dont le mari est presque toujours absent. Trouvant que Charles Forestier ne le traite pas avec suffisamment de respect, Duroy commence à le haïr et souhaite le faire cocu. La santé de Charles Forestier, affaibli par une mauvaise toux, se détériore rapidement, et il meurt peu après avoir invité Georges à le rejoindre dans le sud de la France. Celui-ci demande alors la veuve en mariage...

  • Le Grand Meaulnes

    Alain-Fournier

    À la fin du XIXe siècle, par un froid dimanche de novembre, un garçon de quinze ans, François Seurel, qui habite auprès de ses parents instituteurs une longue maison rouge - l'école du village -, attend la venue d'Augustin que sa mère a décidé de mettre ici en pension pour qu'il suive le cours supérieur : l'arrivée du grand Meaulnes à Sainte-Agathe va bouleverser l'existence de François...

  • Impression en « gros caractères ». Extrait : D'un coin du divan fait de sacs persans sur lequel il était étendu, fumant, selon sa coutume, d'innombrables cigarettes, lord Henry Wotton pouvait tout juste apercevoir le rayonnement des douces fleurs couleur de miel d'un aubour dont les tremblantes branches semblaient à peine pouvoir supporter le poids d'une aussi flamboyante splendeur.

  • Une vie

    Guy de Maupassant

    Jeanne, fille de Simon-Jacques et d'Adélaïde, est une aristocrate qui, à ses dix-sept ans, quitte le couvent. Elle s'en va donc de chez elle ses parents lui lèguent un château pour y vivre. Elle rencontre Julien de Lamare quelques jours après sa sortie du couvent. Ce dernier trompe Jeanne avec sa domestique, qui tombe enceinte, puis avec une voisine qui se disait amie de Jeanne. Elle accouche prématurément de son premier enfant, Paul, qui connaît des problèmes de santé. Sa deuxième enfant (une petite fille) est mort-née, le jour même où M. de Fourville tue Julien, après avoir découvert qu'il était l'amant de sa femme. Paul part suivre des études au collège du Havre. Jeanne se retrouve ainsi seule après la mort du baron, de la baronne et de sa tante. Alors qu'elle est rongée par la tristesse et qu'elle tombe dans une dépression que la solitude n'adoucit pas, Jeanne retrouve par hasard Rosalie, son ancienne domestique. À cause des dépenses abusives de son fils qui ne cesse de s'endetter, Jeanne se trouve en difficultés financières. Elle vend alors le château, qui pourtant lui tient énormément à coeur, et emménage ailleurs avec Rosalie...

  • New York, années folles...Dans le Long Island des années vingt, la fête est bruyante et la boisson abondante. Surtout chez Jay Gatsby. Aventurier au passé obscur, artiste remarquable par sa capacité à se créer un personnage de toute pièce, Gatsby, figure solaire par son rayonnement, lunaire par le mystère qu'il génère, est réputé pour les soirées qu'il donne dans sa somptueuse propriété. L'opulence, de même que la superficialité des conversations et des relations humaines, semblent ne pas y avoir de limites. C'est pourquoi l'illusion ne peut être qu'éphémère.
    Parmi les invités de cet hôte étrange se trouve Nick Carraway, observateur lucide qui seul parvient à déceler une certaine grandeur chez Gatsby, incarnation de multiples promesses avortées. Ce roman visuel qui se décline dans des tons d'or, de cuivre et d'azur, s'impose également comme la chronique d'une certaine époque vouée, telle la fête qui porte en elle son lendemain, à n'être magnifique que le temps d'un air de jazz. --Sana Tang-Léopold Wauters.

  • La Chartreuse de Parme est un roman publié par Stendhal. Cette oeuvre majeure, qui lui valut la célébrité, fut publiée en deux volumes en mars 1839, puis refondue en 1841, soit peu avant la mort de Stendhal, à la suite d'un article fameux de Balzac et prenant de fait un tour plus « balzacien » : aujourd'hui, c'est le texte stendhalien d'origine que l'on lit encore. Son titre s'inspire de la chartreuse de Parme située dans les environs de la ville de Parme.

    Résumé : À Parme, l'ombre de la chartreuse s'étend sur la cour et sur les intrigues aristocratiques des quelques happy few qui l'animent : Gina la belle duchesse, le comte Mosca, mais surtout le jeune Fabrice del Dongo, qui suscite l'amour de tous ceux qui le croisent. Comment ne pas l'aimer, ce jeune rêveur plein de grâce, qui transfigure la réalité ? Mais lui, que tout le monde aime, qui saura-t-il aimer ?

  • L'Éducation sentimentale, histoire d'un jeune homme est un roman écrit par Gustave Flaubert, et publié en 1869. Le coeur du récit est tiré du roman de Sainte-Beuve : Volupté, qu'Honoré de Balzac avait déjà traité et d'une certaine manière réécrit avec le Lys dans la vallée. Le roman de Flaubert reprend le même sujet selon des règles narratives entièrement neuves, réinventant le roman d'apprentissage pour lui donner une profondeur et une acuité jamais atteinte. L'Éducation sentimentale comporte de nombreux éléments autobiographiques, telle la rencontre de madame Arnoux, inspirée de la rencontre de Flaubert avec Élisa Schlésinger, l'amour de sa vie. Le personnage principal est Frédéric Moreau, jeune provincial de dix-huit ans venant faire ses études à Paris. De 1840 à 1867, celui-ci connaîtra l'amitié indéfectible et la force de la bêtise, l'art, la politique, les révolutions d'un monde qui hésite entre la monarchie, la république et l'empire. Plusieurs femmes (Rosanette, Mme Dambreuse) traversent son existence, mais aucune ne peut se comparer à Marie Arnoux, épouse d'un riche marchand d'art, dont il est éperdument amoureux. C'est au contact de cette passion inactive et des contingences du monde qu'il fera son éducation sentimentale, qui se résumera pour l'essentiel à brûler, peu à peu, ses illusions. Moins connu que Madame Bovary, L'Éducation sentimentale est cependant un roman complet au style pleinement maîtrisé, et où le monde construit méticuleusement est celui qu'il connaît d'expérience. La fresque ainsi créée est à la fois un bilan du romantisme et le tableau précis d'une époque, faisant de Flaubert l'initiateur spirituel du naturalisme. Maupassant et Émile Zola le considèreront d'ailleurs comme leur maître.

  • L'île mystérieuse

    Jules Verne

    Impression en « gros caractères ». Extrait : Remontons-nous ? - Non ! Au contraire ! Nous descendons ! - Pis que cela, monsieur Cyrus ! Nous tombons ! - Pour Dieu ! Jetez du lest ! - Voilà le dernier sac vidé ! - Le ballon se relève-t-il ? - Non ! - J'entends comme un clapotement de vagues ! - La mer est sous la nacelle ! - Elle ne doit pas être à cinq cents pieds de nous ! » Alors une voix puissante déchira l'air, et ces mots retentirent : « Dehors tout ce qui pèse !... tout ! et à la grâce de Dieu !

  • Jane Eyre

    Charlotte Bronte

    Impression en « gros caractères ». Extrait : Il était impossible de se promener ce jour-là. Le matin, nous avions erré pendant une heure dans le bosquet dépouillé de feuillages mais, depuis le dîner (quand il n'y avait personne, Mme Reed dînait de bonne heure), le vent glacé d'hiver avait amené avec lui des nuages si sombres et une pluie si pénétrante, qu'on ne pouvait songer à aucune excursion.

  • Candide

    Voltaire

    I - Le texte en version intégrale.

    Candide ou l'Optimisme est un conte philosophique de Voltaire paru à Genève en janvier 1759. Il a été réédité vingt fois du vivant de l'auteur, ce qui en fait un des plus grands succès littéraires français. Prétendument traduit du docteur Ralph (qui, en réalité, n'est que le pseudonyme utilisé par Voltaire), avec les « additions qu'on a trouvées dans la poche du docteur », cette oeuvre, ironique dès les premières lignes, ne laisse aucun doute sur l'origine de l'auteur, qui ne pouvait qu'être du parti des philosophes. Candide est également un récit de formation, récit d'un voyage qui transformera son héros éponyme en philosophe, un Télémaque d'un genre nouveau. Le plus célèbre conte philosophique de Voltaire est une oeuvre drôle et féroce dans laquelle l'auteur nous mène avec son héros à la recherche du meilleur des mondes...

    II - Le guide d'analyse de l'oeuvre Notions littéraires abordées dans ce guide : le conte philosophique et son contexte; les formes d'écriture employées par Voltaire (parodie et réécriture ; utopie philosophique, personnages à clef).

    Analyse du contexte politique de l'écriture de Candide Etude des personnages (Candide; Cunégonde; Pangloss; Martin; autres personnages; Cacambo, valet de Candide.) Résumé de l'oeuvre (Péripéties, Chapitre conclusif : la métairie) Thèmes abordés (Les classes sociales; Les esclaves; Les nobles Les ordres religieux; Les métiers; La pâtissière...) La guerre Allusions Adaptations (Illustrations et bandes dessinées, Cinéma / Télévision, Théâtre)

  • Le Horla

    Guy De Maupassant

    Le Horla est une nouvelle fantastique de Guy de Maupassant parue en 1886 et dans une version étendue définitive en 1887. Dans ce livre le narrateur raconte dans des lettres adressées à son medecin sa folie et la terreur qu'il subissait. Le Horla, un être surhumain, le terrasse chaque nuit et lui boit sa vie. Cette folie le conduira à de nombreuses actions insensées. Il en viendra même à mettre le feu à sa maison et laissera brûler ses domestiques. Maupassant souffrait de troubles, notammentl'impression de se voir à l'extérieur de lui, ou l'impression qu'il était étranger à la personne qu'il voyait dans le miroir. En fait le Horla est l'aboutissement d'une série de conte qui partent d'un sentiment de double puis à un être surnaturel.
    Maupassant a renouvelé le thème du double, présent dans la littérature fantastique depuis Hoffmann, en se servant des dernières réflexions scientifiques et médicales à la mode, notamment l'hypnose et les travaux sur l'hystérie de Charcot à la Salpêtrière.

  • Les Confessions de Jean-Jacques Rousseau est une autobiographie couvrant les cinquante-trois premières années de la vie de Rousseau, jusqu'à 1765. Les douze livres des Confessions se divisent en deux ensembles distincts, définis par Rousseau lui-même : la première partie constituée par les livres i à vi avec le Préambule, rédigée en 1765-1767, couvre les années 1712-1740 (années de formation, de la naissance à Genève à l'installation à Paris à 28 ans) alors que la deuxième partie, constituée par les livres vii à xii et rédigée en 1769-1770, couvre les années 1741-1765, c'est-à-dire sa vie à Paris dans les milieux de la musique et des philosophes, avec ses réussites (Discours - La Nouvelle Héloïse) et ses déboires, comme les attaques qui suivent la publication de l'Émile, qui l'obligent à fuir en Suisse.
    L'oeuvre aura une publication entièrement posthume : en 1782 pour la première partie et en 1789 pour la deuxième. Rousseau avait cependant déjà fait des lectures publiques de certains extraits. Le titre des Confessions a sans doute été choisi en référence aux Confessions de saint Augustin. Rousseau accomplit ainsi un acte sans valeur religieuse à proprement parler, mais doté d'une forte connotation symbolique : celui de l'aveu des péchés, de la confession. Associant sincérité, humilité et plaidoyer pour lui-même, Rousseau cherche à brosser un portrait positif de lui-même et se présente essentiellement comme une victime de la vie. L'oeuvre des Confessions fonde néanmoins le genre moderne de l'autobiographie et constitue un texte marquant de la littérature française.

  • à rebours

    Joris-Karl Huysmans

    Impression en « gros caractères ». Extrait : A en juger par les quelques portraits conservés au château de Lourps, la famille des Floressas des Esseintes avait été, au temps jadis, composée d'athlétiques soudards, de rébarbatifs reîtres. Serrés, à l'étroit dans leurs vieux cadres qu'ils barraient de leurs fortes épaules, ils alarmaient avec leurs yeux fixes, leurs moustaches en yatagans, leur poitrine dont l'arc bombé remplissait l'énorme coquille des cuirasses.

  • Le Spleen de Paris, également connu sous le titre Petits poèmes en prose, est un recueil posthume de poésies en prose de Charles Baudelaire, établi par Charles Asselineau et Théodore de Banville. Il a été publié pour la première fois en 1869 dans le quatrième volume des oeuvres complètes de Baudelaire publié par l'éditeur Michel Levy après la mort du poète. Ce recueil fut conçu comme un « pendant » aux Fleurs du Mal. Baudelaire y fait l'expérience d'une « prose poétique, musicale sans rythme et sans rime, assez souple et assez heurtée pour s'adapter aux mouvements lyriques de l'âme, aux ondulations de la rêverie, aux soubresauts de la conscience ». Le recueil de Baudelaire comprend les poèmes suivants :
    À Arsène Houssaye I. L'Étranger II. Le Désespoir de la vieille III. Le Confiteor de l'artiste IV. Un plaisant V. La Chambre double VI. Chacun sa chimère VII. Le Fou et la Vénus VIII. Le Chien et le Flacon IX. Le Mauvais Vitrier X. À une heure du matin XI. La Femme sauvage et la Petite-maîtresse XII. Les Foules XIII. Les Veuves XIV. Le Vieux Saltimbanque XV. Le Gâteau XVI. L'Horloge XVII. Un hémisphère dans une chevelure XVIII. L'Invitation au voyage (2e version) XIX. Le Joujou du pauvre XX. Les Dons des fées XXI. Les Tentations ou Eros, Plutus et la Gloire XXII. Le Crépuscule du soir XXIII. La Solitude XXIV. Les Projets XXV. La Belle Dorothée XXVI. Les Yeux des pauvres XXVII. Une mort héroïque XXVIII. La Fausse Monnaie XXIX. Le Joueur généreux XXX. La Corde XXXI. Les Vocations XXXII. Le Thyrse XXXIII. Enivrez-vous XXXIV. Déjà !
    XXXV. Les Fenêtres XXXVI. Le Désir de peindre XXXVII. Les Bienfaits de la lune XXXVIII. Laquelle est la vraie ?
    XXXIX. Un cheval de race XL. Le Miroir XLI. Le Port XLII. Portraits de maîtresses XLIII. Le Galant Tireur XLIV. La Soupe et les Nuages XLV. Le Tir et le Cimetière XLVI. Perte d'auréole XLVII. Mademoiselle Bistouri XLVIII. Anywhere out of the World XLIX. Assommons les Pauvres !
    L. Les Bons Chiens Épilogue.

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